img1057.jpg        

  Aujourd’hui vers six heures du matin, une campagne d’assainissement a été entreprise par les forces de sécurité en compagnie des agents de la commune de Blida. Elle consistait à mettre fin aux vendeurs informels qui exerçaient leur commerce, depuis plus d’une décennie, sur les espaces publiques des différentes ruelles du centre ville au su et au vu de tout le monde.

 

           Une opération tant attendue par les commerçants, qui avaient engagé, l’année dernière, plusieurs grèves pour alerter les autorités publiques des répercussions néfastes de ce fléau. Cette campagne d’éradication a permis de décongestionner les trottoirs et les routes et plus généralement l’espace publique. Elle a touché la rue du bey, la rue d’Alger et  toutes les ruelles menant au marché européen.    

          D’après nos observations, un soulagement a été perçu chez ces commerçants. Ils  sont tous d’accord pour dire que le secteur informel leur prend leur clientèle et ils considèrent qu’une concurrence injuste, s’est installée en termes de commerce du fait qu’ils payent plus de charges et taxes que les vendeurs informels. 

          Du coté des citoyens, la prolifération des vendeurs informels a des avantages bénéfiques pour les plus démunis. Cela leur permettait un alignement des prix vers le bas. Seulement la non fluidité des espaces publiques, due essentiellement à l’occupation anarchique des ruelles, a provoqué l’émergence des effets néfastes tels que le vol, la vente illicite des stupéfiants et le non respect des passagers…    

Quand aux vendeurs informels leur souhait majeur est d’intégrer le secteur formel et être relocalisés sur un emplacement permanent et durable. En l’absence de cette solution il serait plus équitable que les autorités pensent sérieusement à  organiser des marches ambulants à travers les différents quartiers de la ville afin de permettre à ces revendeurs de continuer à pratiquer un emploi. De cette manière tout le monde trouvera son compte.