Le colonel TRUMELET dans son ouvrage Blida : recits selon légende, la tradition et l’histoire publié en 1887, a consacré un chapitre sur les origines récentes de la ville. Renonçant l’hypothèse que celle çi soit construite sur les ruines romaines ou antique, il avança la date de 1535 comme date de sa fondation par SIDI-AHMED EL-KEBIR. 

Pour cet auteur, Blida était du domaine privé de OULED SOLTANE, avant que SIDI EL-KEBIR est venu l’a peuplée des maures-Andalous evadés de l’Espagne. 

L’appelation OULED SOLTANE signifie en arabe les fils ou les enfants du sultan. Autrement dit il y avait jadis, un sultan qui regnait dans cette région et que les habitants de cette tribu ne sont peut etre que ses descendants. 

Les différentes recherches que j’ai entreprises, à travers la lecture des multiples annales de l’histoire de la région durant le début du 15 siècles, m’ont permis de savoir que la plaine de la mitidja etait dominée par le sultan Selim EUTEMI (ou selim Ben Toumi ETHAALIBI) qui était prince des arabes habiants la région toute entière. A cette époque les arabes  faisaient leur deumeure tout le long des ruisseaux et rivière, à cause de la commodité de l’eau, et n’ont que pour toutes maisons que des tentes qui se regroupent pour former un DOUAR.

  L’histoire revèle que ce sultan avait gouverné la mitidja en paix et sans incidents majeurs en pronant une justice équitable dans la gestion de son royaume. Il était renomé par sa bravour et ses talents militaires et jouissait aussi d’une crédibilité remarquable auprés des tribus voisines au point qu’au début du 15 siècles ont fait appel à lui par les notables et habitants de la ville d’Alger pour venir les gouverner et les proteger contre les Espagnoles qui ont construit un fort sur l’ile qui était en face et à peu de distance d’Alger. Ne pouvant refuser à son devoir de sultan il a accepté cette offre il fit le deplacement en campagnie de sa femme Zaphira, son plus jeune enfant et de plusieurs braves arabes de sa tribu et devint le dernier sultan Arabe avant les turcs. 

  L’histoire nous raconte, aussi,  que notre soltane Selim avait honoré sa mission de protecteur d’Alger de manière convenable jusqu’au moment où il a senti que les invasions des Espagnoles devinrent trop fréquentes et qu’il n’etait pas trop doté pour récuser leurs intrusions. Alors il fit appel, en 1513, à BABA Aroudj, dont il connaissait ses exploits, pour lui venir en aide pour détruire cette forteresse.  BABA Aroudj accepta l’invitation et se rendit à Alger où il a été acceulli avec beaucoup d’enthousiasme par les habitants de la ville y compris par leur sultan selim lequel l’avait hebergé dans son palais.     

Un mois après son arrivée, le sultan selim a été trouvé mort dans son palais royal. Cette mort suspecte, commentée de manière différente par les historiens, a permis à BABA Aroudj de se proclamer roi d’Alger détronant ainsi le fils du sultan selim. Ce dernier a  pris la fuite,  avec la collaboration des anciens serviteurs de la famille royale, vers la region d’oran, laquelle était à cette époque sous la domination des Espagnoles, pour reganer après l’Espagne.  En 1517 , le fils du sultan Selim est revenu sur Alger pour reconquérir le royaume paternel avec le soutien d’une armée navale de 10.000 hommes commandée par Fransisco de Vera. Quand l’armée fut prés d’Alger, une forte et furieuse tempete se leva et dissipa ainsi toute cette flotte causant la perte de la plupart des vaisseaux et des hommes. Le reste qui avait pu eviter la furreur de la mer n’ont pu esquivé à la fureur des hommes de BABA Aroudj lorsq’ils ont  regagné la plage. L’histoire ne raconte pas le sort de fils de Selim, après le naufrage de la flotte navale