La ville de Blida a connu son essor et sa stabilité sous le règne des turcs. Les premières constructions ont vu le jour avec la venue des arabes qui se sont évadés d’Espagne suite à la recrudescence des actes de persécution et de sévices que les Espagnoles leur infligeaient afin de les détourner de leur religion.  Ses derniers forts de leur savoir architectural et de leurs connaissances en matière de construction, d’agriculture et d’hydraulique, ont bâti les fondements de cette ville. C’est ainsi, avec la bénédiction de SIDI AHMED EL KEBIR, fut construite une mosquée laquelle représentée la première construction qu’a connue la ville de Blida.

 Le choix  de ce lieu de culte revêt un double objectif : 

Premièrement : Permettre aux fuyants de la barbarie espagnoles de continuer à pratiquer leur religion comme s’ils étaient chez eux. Eux qui étaient habitués  a des grandes mosquées des villes de l’Andalousie telles que Grenade, Séville, cordoba et autres. 

 Deuxièment : permettre aussi de regrouper les deux tribus, en l’occurrence la tribu de OULED SOLTANE et celle les maures d’Andalous, afin de mieux les fraterniser et de nouer entre eux des relations de fraternité ayant la même valeur que celle du sang et de la famille compte tenu de la différenciation de coutumes et de mœurs entre les deux civilisations.   

Ce lieu de culte lui avait permis d’aboutir à ses desseins puisqu’il a pu, dans une courte durée,  apaiser les haines et consolider une prompte fusion entre eux. Ainsi, main dans la main, ils ont commencé à l’édification de la nouvelle ville de Blida en construisant de nouvelles maisons aux alentours de la mosquée. Après quelques années, le terrain sur lequel s’étaient établis les Arabes d’Andalous, était complètement métamorphosé. Des quartiers, rassemblant des boutiques et des maisonnettes, ont vu le jour tels que le quartier ELDJOUN et celui de DOUIRETTE qui  sont devenus plus tard la fierté de la ville de Blida.  Grâce à cette mosquée, Blida a connu un développement florissant a tel point qu’on la nommée BLIDA EL OURIDA. Elle était devenue une cité très convoitée par les citadins d’Alger, de Médéa, de Miliana et de Koléa.  Malheureusement cet édifice religieux a été démoli entièrement, lors de l’invasion des colons français en 1830, pour ériger à sa place une église….. Une erreur impardonnable pour ceux qui se prétendent être les défenseurs des droits de l’homme. 

Leur méchanceté envers le culte musulman ne s’est pas limitée seulement à la démolition de cette mosquée, mais elle s’est étendue à une autre, en l’occurrence la mosquée de BABA MOHAMED qui se trouvait à l’entrée de BAB EDZAIR, en la transformant en une caserne militaire pour leur escadron.    image.gif 

Pire encore, à l’entrée de la ville par la porte de BAB EDZAIR, existait un gourbi qui enfermait les ossements du marabout SIDI MESSAOUD. Ce gourbi a connu le même sort que les deux mosquées, il a été détruit et remplacé par un abreuvoir pour leurs chevaux.