Histoire

Articles archivés

La première résistance populaire contre les Francais etait née à Blida

Créé par le 02 mar 2009 | Dans : Histoire

La ville de Blida était toujours réputée être une ville de résistance. Cette réputation ne date pas de la guerre de l’indépendance, mais bien avant. Elle trouve son origine depuis la conquête française de 1830. En effet, l’histoire nous révèle que la première résistance populaire contre l’armée coloniale était localisée à Blida et ce dix-huit jours après l’entrée des Français à Alger, c’est-à-dire le 23 juillet 1830.  

Cette résistance était menée par les tribus des Béni-Salah et des Béni-Misra, contre une infanterie française composée de 1500 hommes et d’un escadron de Chasseurs, qui se sont déplacés d’Alger vers Blida. Cette bataille s’est soldée par d’énormes pertes causées dans le camp des colons. Selon les récits du colonel Trumelet, plus de 150 hommes ont été tués  lors de cette bataille. 

Devant cette résistance acharnée de la part des guerriers de béni Salah, les colons français n’avaient de solution que de se replier sur Alger, laissant place aux citadins de Blida de fêter la victoire de la première résistance en Algérie. Cette victoire a coûté la destitution de maréchal Bourmont lequel  a été remplacé par le général Clauzel. 

Ce dernier, de peur que l’écho de victoire se propage à travers les villes d’Algérie, organisa une deuxième expédition, constituée d’un effectif de 7,000 combattants. Il quitta Alger le 17 novembre 1830, pour se trouver, le lendemain 18, en face de 1800 guerriers, tous de béni-Misra et béni-Salah, qui ont pris position à Blad-el-Djedida dans l’intention évidente de défendre l’entrée de Blida. 

 Seulement, devant la supériorité disproportionnée des rapports de force, la ville de Blida a été prise d’assaut par l’armée française et ce malgré une résistance farouche de la part des guerriers de la région. Un repli vers les monts de Chréa et Sidi El kéfir a été effectué  par les guerriers afin de mieux réorganiser et préparer un retour vers la ville. 

 Ainsi le 26 novembre un regroupement, de 7000 hommes, de toutes les tribus avoisinantes, sous le commandement d’El-Hadj-Mohammed-ben-Zamoum, a été mis en place pour reconquérir la ville. L’assaut a été donné  vers quatre heures du matin par les hommes de Ben-Zamoum, avec l’aide des habitants de la ville qui avaient participé à perforer la muraille de la ville, à l’aide d’outils,  pour faciliter l’entrée des guerriers. 

Les soldats  français, terrifiés par le courage et la bravoure des résistants, commencèrent à perdre du terrain et n’avaient de solution que de se retirer en ordre, et par groupes, dans la direction de la grande Mosquée de BABA MOHAMED, où ils avaient trouvé refuge. 

 Acculés dans cet endroit, les résistants allaient donner une leçon inoubliable si ce n’était la complicité d’un citadin qui avait commencé à diffuser une fausse information, du haut du minaret, comme quoi une forte armée de chrétiens arrive au secours des soldats français. Cette information a provoqué une panique dans les rangs de nos guerriers qui ne savaient plus  s’ils devaient continuer leur attaque ou assurer leurs arrières. Cette situation de panique a causé la mort de plusieurs résistants sur le champ de bataille, juste à l’entrée de BAB EZZAIR. L’histoire ne nous informe pas si El-Haj Ben-Zemmoum était parmi eux, mais nous pouvons dire que quelque soit l’information, ces chouhadas sont les premiers martyrs de la résistance populaire algérienne, tombés dans le champ d’honneur de la ville Blida. 

Si j’ai relaté cette histoire, c’est  pour lancer un appel aux autorités de Blida (le Wali, le Maire, le chef de Daïra) à bâtir une stèle commémorative à l’entrée de BAB EDZZAIR, en l’honneur de ces chouhadas, de la première heure de colonisation, qui se sont donnés corps et âmes pour défendre notre ville.   

Photos anciennes de Blida

Créé par le 22 fév 2008 | Dans : Histoire

blidaancienne31.gif

Plusieurs peintres et dessinateurs ont visité la vile de Blida, lors de la colonisation française, avant le début de 19 siècle. Parmi eux deux peintres ont pu reproduire quelques paysages très connus. Ces peintres sont respectivement : HUBERT VAFFIER en 1888 et P. VUILLOT 1890.

J’ai voulu reprendre ces tableaux sur mon blog pour permettre aux gens qui collectionnent les anciennes photos de Blida d’en bénéficier.

 

sidielkebir2.gif

sidielkebir1.gif

 

 

Les premières constructions à Blida

Créé par le 03 nov 2007 | Dans : Histoire

La ville de Blida a connu son essor et sa stabilité sous le règne des turcs. Les premières constructions ont vu le jour avec la venue des arabes qui se sont évadés d’Espagne suite à la recrudescence des actes de persécution et de sévices que les Espagnoles leur infligeaient afin de les détourner de leur religion.  Ses derniers forts de leur savoir architectural et de leurs connaissances en matière de construction, d’agriculture et d’hydraulique, ont bâti les fondements de cette ville. C’est ainsi, avec la bénédiction de SIDI AHMED EL KEBIR, fut construite une mosquée laquelle représentée la première construction qu’a connue la ville de Blida.

 Le choix  de ce lieu de culte revêt un double objectif : 

Premièrement : Permettre aux fuyants de la barbarie espagnoles de continuer à pratiquer leur religion comme s’ils étaient chez eux. Eux qui étaient habitués  a des grandes mosquées des villes de l’Andalousie telles que Grenade, Séville, cordoba et autres. 

 Deuxièment : permettre aussi de regrouper les deux tribus, en l’occurrence la tribu de OULED SOLTANE et celle les maures d’Andalous, afin de mieux les fraterniser et de nouer entre eux des relations de fraternité ayant la même valeur que celle du sang et de la famille compte tenu de la différenciation de coutumes et de mœurs entre les deux civilisations.   

Ce lieu de culte lui avait permis d’aboutir à ses desseins puisqu’il a pu, dans une courte durée,  apaiser les haines et consolider une prompte fusion entre eux. Ainsi, main dans la main, ils ont commencé à l’édification de la nouvelle ville de Blida en construisant de nouvelles maisons aux alentours de la mosquée. Après quelques années, le terrain sur lequel s’étaient établis les Arabes d’Andalous, était complètement métamorphosé. Des quartiers, rassemblant des boutiques et des maisonnettes, ont vu le jour tels que le quartier ELDJOUN et celui de DOUIRETTE qui  sont devenus plus tard la fierté de la ville de Blida.  Grâce à cette mosquée, Blida a connu un développement florissant a tel point qu’on la nommée BLIDA EL OURIDA. Elle était devenue une cité très convoitée par les citadins d’Alger, de Médéa, de Miliana et de Koléa.  Malheureusement cet édifice religieux a été démoli entièrement, lors de l’invasion des colons français en 1830, pour ériger à sa place une église….. Une erreur impardonnable pour ceux qui se prétendent être les défenseurs des droits de l’homme. 

Leur méchanceté envers le culte musulman ne s’est pas limitée seulement à la démolition de cette mosquée, mais elle s’est étendue à une autre, en l’occurrence la mosquée de BABA MOHAMED qui se trouvait à l’entrée de BAB EDZAIR, en la transformant en une caserne militaire pour leur escadron.    image.gif 

Pire encore, à l’entrée de la ville par la porte de BAB EDZAIR, existait un gourbi qui enfermait les ossements du marabout SIDI MESSAOUD. Ce gourbi a connu le même sort que les deux mosquées, il a été détruit et remplacé par un abreuvoir pour leurs chevaux. 

La tribu de OULED SOLTANE

Créé par le 28 oct 2007 | Dans : Histoire

Le colonel TRUMELET dans son ouvrage Blida : recits selon légende, la tradition et l’histoire publié en 1887, a consacré un chapitre sur les origines récentes de la ville. Renonçant l’hypothèse que celle çi soit construite sur les ruines romaines ou antique, il avança la date de 1535 comme date de sa fondation par SIDI-AHMED EL-KEBIR. 

Pour cet auteur, Blida était du domaine privé de OULED SOLTANE, avant que SIDI EL-KEBIR est venu l’a peuplée des maures-Andalous evadés de l’Espagne. 

L’appelation OULED SOLTANE signifie en arabe les fils ou les enfants du sultan. Autrement dit il y avait jadis, un sultan qui regnait dans cette région et que les habitants de cette tribu ne sont peut etre que ses descendants. 

Les différentes recherches que j’ai entreprises, à travers la lecture des multiples annales de l’histoire de la région durant le début du 15 siècles, m’ont permis de savoir que la plaine de la mitidja etait dominée par le sultan Selim EUTEMI (ou selim Ben Toumi ETHAALIBI) qui était prince des arabes habiants la région toute entière. A cette époque les arabes  faisaient leur deumeure tout le long des ruisseaux et rivière, à cause de la commodité de l’eau, et n’ont que pour toutes maisons que des tentes qui se regroupent pour former un DOUAR.

  L’histoire revèle que ce sultan avait gouverné la mitidja en paix et sans incidents majeurs en pronant une justice équitable dans la gestion de son royaume. Il était renomé par sa bravour et ses talents militaires et jouissait aussi d’une crédibilité remarquable auprés des tribus voisines au point qu’au début du 15 siècles ont fait appel à lui par les notables et habitants de la ville d’Alger pour venir les gouverner et les proteger contre les Espagnoles qui ont construit un fort sur l’ile qui était en face et à peu de distance d’Alger. Ne pouvant refuser à son devoir de sultan il a accepté cette offre il fit le deplacement en campagnie de sa femme Zaphira, son plus jeune enfant et de plusieurs braves arabes de sa tribu et devint le dernier sultan Arabe avant les turcs. 

  L’histoire nous raconte, aussi,  que notre soltane Selim avait honoré sa mission de protecteur d’Alger de manière convenable jusqu’au moment où il a senti que les invasions des Espagnoles devinrent trop fréquentes et qu’il n’etait pas trop doté pour récuser leurs intrusions. Alors il fit appel, en 1513, à BABA Aroudj, dont il connaissait ses exploits, pour lui venir en aide pour détruire cette forteresse.  BABA Aroudj accepta l’invitation et se rendit à Alger où il a été acceulli avec beaucoup d’enthousiasme par les habitants de la ville y compris par leur sultan selim lequel l’avait hebergé dans son palais.     

Un mois après son arrivée, le sultan selim a été trouvé mort dans son palais royal. Cette mort suspecte, commentée de manière différente par les historiens, a permis à BABA Aroudj de se proclamer roi d’Alger détronant ainsi le fils du sultan selim. Ce dernier a  pris la fuite,  avec la collaboration des anciens serviteurs de la famille royale, vers la region d’oran, laquelle était à cette époque sous la domination des Espagnoles, pour reganer après l’Espagne.  En 1517 , le fils du sultan Selim est revenu sur Alger pour reconquérir le royaume paternel avec le soutien d’une armée navale de 10.000 hommes commandée par Fransisco de Vera. Quand l’armée fut prés d’Alger, une forte et furieuse tempete se leva et dissipa ainsi toute cette flotte causant la perte de la plupart des vaisseaux et des hommes. Le reste qui avait pu eviter la furreur de la mer n’ont pu esquivé à la fureur des hommes de BABA Aroudj lorsq’ils ont  regagné la plage. L’histoire ne raconte pas le sort de fils de Selim, après le naufrage de la flotte navale

Les origines de la ville de Blida

Créé par le 22 oct 2007 | Dans : Histoire

clipimage002.gif

Il est vrai qu’il n’existe pas beaucoup d’ouvrages sur l’histoire ancienne de la ville de blida, malgré que celle ci etait considerée comme la reine de la mitidja.

ABOU OBEID EL-BIKRI dans son ouvrage Description de l’Afrique septentrionale stipule que celle ci était située sur une grande rivière dont les bords sont couverts de moulins et de jardins et qu’elle était riche en pâturage et en champs cultivés a tel point qu’elle surpassait toutes les localités voisines par la quantité de production que l’on y récolte et que l’on transporte dans les autres pays . 

En se référant, aussi, a un autre ouvrage de MOHAMED ABOU RAS BEN AHMED BEN ABDEL KADER EN-NASRI sur récits historique sur l’Afrique Septentrionale, nous apprenons que la région de la mitidja était un domaine de Benou Bologuine, branche de Sanhadja, puis conquit par les THAALIBA en 1548. Ces derniers demeurèrent souverain de la mitidjajusqu’à la fin du 16 ème siècle. Durant cette période, les THAALIBA avait élevé dans la mitidja meme et tout autour d’elle, trente forteresse dont peut être celle de la ville de Blida. 

ABOU OBEID EL-BIKRI avait parlé de la ville de CASROUNA ( notre forteresse en arabe) en mettant l’accent sur sa position stratégique, ses richesses hydrauliques, son activité commerciale avec la région de MEDEA et son chiffre élevé de sa population. Est-ce qu’il parlait de Blida ? 

Ces deux ouvrages qui jouissent d’une grande réputation de part l’importance et l’exactitude des informations qu’ils fournissent aux historiens et géographes, n’ont point révélés le nom de Blida lors de la description de la mitidja. Possible que cette appellation est venue un peu plutard dans le déroulement de l’histoire de la ville. 

Atlas de l’histoire musulmane

Créé par le 10 oct 2007 | Dans : Histoire

atlas62.jpg

L’histoire des nations a été toujours une passion pour les chercheurs et les intellectuels. Alors je vous soumets un site, en langue arabe, qui retrace les grandes figures de la civilisation arabo-musulmane.

http://www.hukam.net/

les origines de sidi Ahmed EL-KEBIR

Créé par le 26 sept 2007 | Dans : Histoire

img0698.jpg

          Ayant lu sur un dépliant élaboré par la direction de la culture de Blida, sur l’historique de la ville, que le fondateur de la ville sidi Ahmed El-KEBIR était originaire de l’Andalousie. Cette information que j’en doute être vraie, n’est reflétée par aucun manuel de l’histoire. Même le colonel Trumelet dans son admirable livre sur l’histoire de la ville ne mentionne pas cela. Il décrit comme étant « le pieux, le savant, le dévot, le tempérant, l’humble, le pôle des amis de Dieu, la perle de son époque, la merveille de son siècle. Il avait fait deux fois le pèlerinage ; il avait prié dans la sainte mosquée de Mekeddès ( Palestine) ; il avait visité Haleb (Alep); Il avait vu Damachk (Damas); Sidi Ahmed avait vu El-Andalous(1) ; il avait pose son front sur les dalles de la non-pareille mosquée de Korthoba (Cordoue), temple merveilleux aux mille quatre-vingt-treize colonnes de marbre, aux dix-neuf portes de bronze, et qu’éclairent chaque nuit quatre mille sept cents lampes faites des plus précieux métaux. Il avait pleuré sur Grenade qui s’écroulait, et qui entraînait dans sa chute les restes de la puissance africaine en Espagne.

       Selon ce passage rien ne montre qu’il est originaire de l’Andalousie mais il l’a visité comme il l’a fait pour beaucoup de ville phare de la civilisation musulmane.

      Possible que la direction de la culture s’est référée a un autre manuel d’histoire pour affirmer son originalité Andalouse. J’aimerais qu’on m’éclaire sur ce point. 

Découvrons notre civilisation musulmane

Créé par le 19 juin 2007 | Dans : Art et Culture, Histoire, Science et Recherche

  111111.jpg   coffee.jpg    dscf0863.jpg

 

Deux sites forts intéressants sur l’histoire de la science durant la civilisation musulmane qui m’ont été proposés par un Blideen qui  vit à Dubaï. Je vous les soumets,  peut être que vous trouverez des choses qui vous plaisent. 

http://www.muslimheritage.com 

http://www.1001inventions.com

 j’attends vos réactions

Un ouvrage a telecharger

Créé par le 29 mai 2007 | Dans : Histoire

         Le site intitulé « ancienne Algérie » vient de publier les deux tomes du fameux ouvrage: BLIDA, RÉCITS SELON LÉGENDE,LA TRADITION & L’HISTOIRE., par le Colonel C. TRUMELET.          

     Plus de 1000 pages, retracent l’histoire de la ville de Blida et ses traditions. C’est un ouvrage qui mérite d’être lu par les passionnés de la ville de Blida.         

       Je profite de cette occasion pour inviter, par le biais de la publication de ce document dans mon site, toutes les personnes qui ont des documents inédits sur Blida, en français ou en arabe, de bien vouloir les mettre a la disposition de nos lecteurs afin de généraliser les connaissances pour les générations futures.  Source d’information : http://www.algerie-ancienne.com/   

la simpson |
:: The 0utsider :: |
RESUME D'UNE VIE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Mission Quechua 2007
| LE BLOG DE SIR STEPHEN
| ALAIN BESSON SAINT MARTIN D...