Les premières constructions à Blida

Créé par le 03 nov 2007 | Dans : Histoire

La ville de Blida a connu son essor et sa stabilité sous le règne des turcs. Les premières constructions ont vu le jour avec la venue des arabes qui se sont évadés d’Espagne suite à la recrudescence des actes de persécution et de sévices que les Espagnoles leur infligeaient afin de les détourner de leur religion.  Ses derniers forts de leur savoir architectural et de leurs connaissances en matière de construction, d’agriculture et d’hydraulique, ont bâti les fondements de cette ville. C’est ainsi, avec la bénédiction de SIDI AHMED EL KEBIR, fut construite une mosquée laquelle représentée la première construction qu’a connue la ville de Blida.

 Le choix  de ce lieu de culte revêt un double objectif : 

Premièrement : Permettre aux fuyants de la barbarie espagnoles de continuer à pratiquer leur religion comme s’ils étaient chez eux. Eux qui étaient habitués  a des grandes mosquées des villes de l’Andalousie telles que Grenade, Séville, cordoba et autres. 

 Deuxièment : permettre aussi de regrouper les deux tribus, en l’occurrence la tribu de OULED SOLTANE et celle les maures d’Andalous, afin de mieux les fraterniser et de nouer entre eux des relations de fraternité ayant la même valeur que celle du sang et de la famille compte tenu de la différenciation de coutumes et de mœurs entre les deux civilisations.   

Ce lieu de culte lui avait permis d’aboutir à ses desseins puisqu’il a pu, dans une courte durée,  apaiser les haines et consolider une prompte fusion entre eux. Ainsi, main dans la main, ils ont commencé à l’édification de la nouvelle ville de Blida en construisant de nouvelles maisons aux alentours de la mosquée. Après quelques années, le terrain sur lequel s’étaient établis les Arabes d’Andalous, était complètement métamorphosé. Des quartiers, rassemblant des boutiques et des maisonnettes, ont vu le jour tels que le quartier ELDJOUN et celui de DOUIRETTE qui  sont devenus plus tard la fierté de la ville de Blida.  Grâce à cette mosquée, Blida a connu un développement florissant a tel point qu’on la nommée BLIDA EL OURIDA. Elle était devenue une cité très convoitée par les citadins d’Alger, de Médéa, de Miliana et de Koléa.  Malheureusement cet édifice religieux a été démoli entièrement, lors de l’invasion des colons français en 1830, pour ériger à sa place une église….. Une erreur impardonnable pour ceux qui se prétendent être les défenseurs des droits de l’homme. 

Leur méchanceté envers le culte musulman ne s’est pas limitée seulement à la démolition de cette mosquée, mais elle s’est étendue à une autre, en l’occurrence la mosquée de BABA MOHAMED qui se trouvait à l’entrée de BAB EDZAIR, en la transformant en une caserne militaire pour leur escadron.    image.gif 

Pire encore, à l’entrée de la ville par la porte de BAB EDZAIR, existait un gourbi qui enfermait les ossements du marabout SIDI MESSAOUD. Ce gourbi a connu le même sort que les deux mosquées, il a été détruit et remplacé par un abreuvoir pour leurs chevaux. 

La tribu de OULED SOLTANE

Créé par le 28 oct 2007 | Dans : Histoire

Le colonel TRUMELET dans son ouvrage Blida : recits selon légende, la tradition et l’histoire publié en 1887, a consacré un chapitre sur les origines récentes de la ville. Renonçant l’hypothèse que celle çi soit construite sur les ruines romaines ou antique, il avança la date de 1535 comme date de sa fondation par SIDI-AHMED EL-KEBIR. 

Pour cet auteur, Blida était du domaine privé de OULED SOLTANE, avant que SIDI EL-KEBIR est venu l’a peuplée des maures-Andalous evadés de l’Espagne. 

L’appelation OULED SOLTANE signifie en arabe les fils ou les enfants du sultan. Autrement dit il y avait jadis, un sultan qui regnait dans cette région et que les habitants de cette tribu ne sont peut etre que ses descendants. 

Les différentes recherches que j’ai entreprises, à travers la lecture des multiples annales de l’histoire de la région durant le début du 15 siècles, m’ont permis de savoir que la plaine de la mitidja etait dominée par le sultan Selim EUTEMI (ou selim Ben Toumi ETHAALIBI) qui était prince des arabes habiants la région toute entière. A cette époque les arabes  faisaient leur deumeure tout le long des ruisseaux et rivière, à cause de la commodité de l’eau, et n’ont que pour toutes maisons que des tentes qui se regroupent pour former un DOUAR.

  L’histoire revèle que ce sultan avait gouverné la mitidja en paix et sans incidents majeurs en pronant une justice équitable dans la gestion de son royaume. Il était renomé par sa bravour et ses talents militaires et jouissait aussi d’une crédibilité remarquable auprés des tribus voisines au point qu’au début du 15 siècles ont fait appel à lui par les notables et habitants de la ville d’Alger pour venir les gouverner et les proteger contre les Espagnoles qui ont construit un fort sur l’ile qui était en face et à peu de distance d’Alger. Ne pouvant refuser à son devoir de sultan il a accepté cette offre il fit le deplacement en campagnie de sa femme Zaphira, son plus jeune enfant et de plusieurs braves arabes de sa tribu et devint le dernier sultan Arabe avant les turcs. 

  L’histoire nous raconte, aussi,  que notre soltane Selim avait honoré sa mission de protecteur d’Alger de manière convenable jusqu’au moment où il a senti que les invasions des Espagnoles devinrent trop fréquentes et qu’il n’etait pas trop doté pour récuser leurs intrusions. Alors il fit appel, en 1513, à BABA Aroudj, dont il connaissait ses exploits, pour lui venir en aide pour détruire cette forteresse.  BABA Aroudj accepta l’invitation et se rendit à Alger où il a été acceulli avec beaucoup d’enthousiasme par les habitants de la ville y compris par leur sultan selim lequel l’avait hebergé dans son palais.     

Un mois après son arrivée, le sultan selim a été trouvé mort dans son palais royal. Cette mort suspecte, commentée de manière différente par les historiens, a permis à BABA Aroudj de se proclamer roi d’Alger détronant ainsi le fils du sultan selim. Ce dernier a  pris la fuite,  avec la collaboration des anciens serviteurs de la famille royale, vers la region d’oran, laquelle était à cette époque sous la domination des Espagnoles, pour reganer après l’Espagne.  En 1517 , le fils du sultan Selim est revenu sur Alger pour reconquérir le royaume paternel avec le soutien d’une armée navale de 10.000 hommes commandée par Fransisco de Vera. Quand l’armée fut prés d’Alger, une forte et furieuse tempete se leva et dissipa ainsi toute cette flotte causant la perte de la plupart des vaisseaux et des hommes. Le reste qui avait pu eviter la furreur de la mer n’ont pu esquivé à la fureur des hommes de BABA Aroudj lorsq’ils ont  regagné la plage. L’histoire ne raconte pas le sort de fils de Selim, après le naufrage de la flotte navale

Les origines de la ville de Blida

Créé par le 22 oct 2007 | Dans : Histoire

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Il est vrai qu’il n’existe pas beaucoup d’ouvrages sur l’histoire ancienne de la ville de blida, malgré que celle ci etait considerée comme la reine de la mitidja.

ABOU OBEID EL-BIKRI dans son ouvrage Description de l’Afrique septentrionale stipule que celle ci était située sur une grande rivière dont les bords sont couverts de moulins et de jardins et qu’elle était riche en pâturage et en champs cultivés a tel point qu’elle surpassait toutes les localités voisines par la quantité de production que l’on y récolte et que l’on transporte dans les autres pays . 

En se référant, aussi, a un autre ouvrage de MOHAMED ABOU RAS BEN AHMED BEN ABDEL KADER EN-NASRI sur récits historique sur l’Afrique Septentrionale, nous apprenons que la région de la mitidja était un domaine de Benou Bologuine, branche de Sanhadja, puis conquit par les THAALIBA en 1548. Ces derniers demeurèrent souverain de la mitidjajusqu’à la fin du 16 ème siècle. Durant cette période, les THAALIBA avait élevé dans la mitidja meme et tout autour d’elle, trente forteresse dont peut être celle de la ville de Blida. 

ABOU OBEID EL-BIKRI avait parlé de la ville de CASROUNA ( notre forteresse en arabe) en mettant l’accent sur sa position stratégique, ses richesses hydrauliques, son activité commerciale avec la région de MEDEA et son chiffre élevé de sa population. Est-ce qu’il parlait de Blida ? 

Ces deux ouvrages qui jouissent d’une grande réputation de part l’importance et l’exactitude des informations qu’ils fournissent aux historiens et géographes, n’ont point révélés le nom de Blida lors de la description de la mitidja. Possible que cette appellation est venue un peu plutard dans le déroulement de l’histoire de la ville. 

Une nouvelle revalation

Créé par le 13 oct 2007 | Dans : Science et Recherche

            La société internationale Microsoft Excel vient de révéler un autre aspect miraculeux du saint coran en mettant en relation chaque sourate avec le nombre de verset qui la compose. L’idée était de mettre sur l’axe des abscisses les sourates telles qu’elles sont classées dans le coran (c’est-à-dire en premierla Fatiha en second la bakara et ainsi de suite) et sur l’axe des ordonnées le nombre de versets qui compose cette sourate (c’est-à-dire le nombre 7 pour sourate de El-Fatiha et 286 pour sourate El-Bakara) et ainsi de suite. En reliant  seulement les points extérieurs par une courbe  de telle sorte à ce tous les autres points soient à l’intérieur du contour dessiné, ils ont obtenu deux images très révélatrices  ALLAH et MOHAMED représentées par les figures suivantes:

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Figure1 

  p2.jpgFigure2

SAHA IDKOUM

Créé par le 12 oct 2007 | Dans : Religion

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           A tous ceux qui se sont levés tôt le matin pour leur s’hour, à tous ceux qui ont profité de leur jeûne pour élever leur âme, à tous ceux qui ont gardé un souvenir positif de la faim, de la soif et de la fatigue, à tous tous ceux qui ont profité de ce mois pour venir en aide  aux nécessiteux et goutté à la saveur des tarraouih, à  tous cela  je leur dit « saha ‘idkoum » plein de bonheur et de properite et Rendez-vous l’an prochain si Dieu le veut.

Vers Beni Haoua

Créé par le 11 oct 2007 | Dans : Art et Culture

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Source : Samir Ouali

Merci Samir pour ce bout de chemin

Atlas de l’histoire musulmane

Créé par le 10 oct 2007 | Dans : Histoire

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L’histoire des nations a été toujours une passion pour les chercheurs et les intellectuels. Alors je vous soumets un site, en langue arabe, qui retrace les grandes figures de la civilisation arabo-musulmane.

http://www.hukam.net/

Pereniser l’action sociale

Créé par le 08 oct 2007 | Dans : Societe

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           La solidarité bat son plein  en ce mois de ramadhan. Tout le monde participe avec ferveur pour venir, à grands renforts, en aide aux personnes nécessiteuses. Même notre ministre de la solidarité, à travers ses multiples sortis médiatiques, ne rate pas l’occasion pour montrer aussi la générosité de l’Etat algérien. Tout cela est formidable et nous demandons que cela.  

           Seulement pourquoi cet élan de solidarité ne perdure pas de la même manière et de façon durable tout le long de l’année. Est-il équitable de leur prêter main, durant ce mois sacré, par des dons en natures ou en espèces et de les oublier juste après la prière de l’Aïd El-Fitr ? 

          La responsabilité incombe, en premier lieu, à notre gouvernement pour mettre en place une politique de solidarité capable de prendre en charge ses oubliées du développement. La gestion de l’urgence en fonction des événements n’est pas une solution en soi pour préserver la dignité de ceux qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. Un plan de redressement s’impose de lui-même pour trouver une solution durable, tant sur le plan économique et social, afin de mettre fin à cette image de précarité que vit une tranche non négligeable de la société algérienne. 

            Cela n’empêche en rien que la société civile doit prendre sa place dans ce processus de solidarité. Le mouvement associatif à caractère social doit se mobiliser encore d’avantage pour sensibiliser la société autour de ce fléau. Sa mission est de redonner du sens à la solidarité nationale indépendamment des dispositifs gouvernementaux en plaçant leur action  dans l’intérêt particulier des nécessiteux et de ceux qui souffrent d’une répartition non équitable des richesses de la nation d’une part, et de redoubler beaucoup d’efforts pour pérenniser l’action sociale en l’a faisant sortir de son cocon conjoncturelle d’autre part. 

          Le mois de ramadhan devrait servir de tremplin pour formaliser d’autres actions et non pas une fin en soi.

Un SMS pour Nacer…

Créé par le 07 oct 2007 | Dans : Art et Culture

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          Pour la deuxième année consécutive, la chaine télévisée des Emirats arabes Unis SHARJAH TV, organise une émission intitulée Mounchid Echariqa équivalente à  star-academy qui regroupe les meilleurs jeunes chanteurs religieux du monde arabe et musulman. Le lauréat de l’année dernière était un yéménite et le second était un algérien du nom de BOUHBILA. Cette année, après trois semaines d’élimination, notre jeune talentueux chanteur algérien, en l’occurrence Nacer Meriouh, se trouve en final avec cinq autres concurrents de différents pays à savoir, le Maroc, le Liban, le Yémen, l’Irak et le Soudan. Cette finale aura lieu le deuxième jour de l’AID. Le jury départagera les candidats selon deux notes : une note donnée par le jury et une autre par le public en envoyant juste des SMS a la télévision de SHARJAH. Espérons que notre jeune Nacer gagnera le concours cette année, seulement il a besoin de votre soutien. Alors n’hésitez pas le faire il a tous les atouts d’un grand chanteur.

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Portrait d’une femme exemplaire

Créé par le 06 oct 2007 | Dans : Religion

          Beaucoup de personnalités ont marqué l’histoire de la ville de Blida, sans pour autant être connu par les medias. Aujourd’hui j’essaierai de mettre en lumière une femme généreuse d’une force infatigable et  d’un dynamisme très fort. Elle a sillonné toute les villes d’Algérie et quelques villes étrangères en prêchant la bonne parole et en venant en aide aux femmes en détresse. Sa source d’énergie est issue principalement de sa foi, sa culture arabo-musulmane et ses convictions humanitaires. Sa sagesse, sa bonté, sa maitrise des langues étrangères, sa simplicité et son engagement pour la cause humanitaire ont fait d’elle une femme exemplaire et très respectée au sein de la société  Blideenne. Ses activités charitables  envers les orphelins, les veuves, les malheureux, les handicapés, les victimes du terrorisme, tant sur le plan national et international, l’ont plébiscité au rang de femme transnationale. Sa dernière action, avant de plonger dans une longue maladie qui l’a astreinte à rester chez elle, est la fondation d’une structure caritative dénommée « les femmes de charité », en collaboration avec une cinquantaine de femmes de différents niveaux socioprofessionnels. Sa mission principale était de collecter des dons et de les mettre au profit des femmes ou qui sont et où qu’elles sont.

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          Cette talentueuse femme n’est autre que madame Toubal Fadhila « el Morchida toubal », connue par son grain de beauté sur son visage. Toutes les familles la connaissent par sa présence dans les cérémonies familiales que se soit des cérémonies de baptême, de mariage, de fiançailles ou de décès pour inculquer aux présents les valeurs fondamentales de la vie, dans le respect de la tradition musulmane. Elle était très sollicitée et sa notoriété tient au fait que son personnage est parvenu à occuper une position dominante dans deux champs différents : celui de la religion et celui de la solidarité. 

  

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          Elle est née le 21/11/45 à Blida, issue d’une famille très conservatrice. Son père Bouchlaghem Benyoucef était un adepte de l’association des oulémas. Il était considéré comme un proche de cheikh El Okbi. Sa fonction d’entrepreneur en construction lui a permis d’aider à la construction de plusieurs mosquées et écoles de l’association. Son amour pour la langue arabe et l’Islam ont fait de lui un militant de la cause nationale. Il a participé à la révolution algérienne aux cotés de ses frères et ce jusqu’à l’indépendance en qualité de moussabil. Si Benyoucef a eu 04 enfants dont Fadhila. 

          Fadhila est née a Sidi Yakoub, ses voisins étaient tous des français (la famille Peres et Moulet) ce qui lui a permis de maitriser la langue française. Mais vu l’ancrage religieux de son père, Fadhila a fréquenté l’école privée El Irsched qui appartenait au mouvement nationaliste PPA et qui se trouve  à  la rue du bey. Elle avait fait classe avec cheikh Mahfoud NAHNAH, cheikh Bouslimani, Assia Berkani et d’autres. Parmi ces enseignants il y avait cheikh Esaoudi, Mahfoudhi, M. Gouami et Kadira mahfoudhi nee bendali 

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          Elle était très brillante à l’école, elle aimait la littérature et le théâtre. A son jeune âge elle avait écrits beaucoup de pièces théâtrales dont les sujets relatent sur le patriotisme et  le colonialisme. Elle avait même  participé à beaucoup de manifestations, en l’occurrence celle du 11 décembre 1961,  contre le colonialisme en compagnie d’autres filles de son âge.   

          A 18 ans elle avait commencé à enseigner la langue arabe dans une école a Oued Alleug, tout en suivant des cours de formation d’enseignement général. Son amour pour l’éducation et l’enseignement ont fait d’elle une femme très aimée et très respectée dans son entourage professionnel. Son sérieux et son dévouement à son métier lui ont permis d’être très vite titularisée à son poste. Elle a aussi enseigné respectivement à l’école des halles qui se trouve à coté de la mosquée El Badr puis à l’école de la fontaine ou elle a pris sa retraite à l’âge de 55 ans, après trente deux ans  de service. 

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          Tous ce parcours professionnel ne l’a pas empêchée à mener des activités religieuses, éducatives, sociales et humanitaires au sein de la société civile. Dés son jeune âge hadja Fadhila faisait des halakates au niveau de plusieurs mosquées de la ville de Blida telles qu’El Arkam, El kawther, Errahmane, Hamza et  Sadek Benarbia, en collaboration avec ses sœurs morchidates et cela tous les lundis, jeudis et vendredis. Ces halakates étaient un lieu de rencontre, de compassion et de dévotion ou les femmes venaient apprendre la pratique de la religion.  En 1982, elle avait pris en charge la formation d’une troupe artistique estudiantine spécialisée dans la  chorale islamique et de théâtre pour  animer les fêtes de mariage et les soirées religieuses. C’était une première dans la ville de Blida. 

           Avec l’ouverture du champ associatif qui était du domaine privé de l’état et la constitution de l’association nationale EL Irched Oua Islah en 1989, elle avait accepté avec ferveur la proposition qui lui a été faite par cheikh Mahfoud Nahnah et cheikh Bouslimani d’organiser la section femme.  Fière de cette mission elle avait pris son bâton de pèlerin pour sensibiliser la femme algérienne  à adhérer à l’association. Après une année de sa fondation l’association avait des sections femmes à travers toutes les wilayas du pays, et hadja Fadhila était désignée, membre du bureau national, responsable de cette section. Cette entité juridique lui a permis de redoubler plus d’efforts pour être au service de la famille algérienne. C’est ainsi qu’elle a organisé des tables rondes sur des sujets relevant de la société et de la famille tels que le code de la famille, le sort des femmes opprimées, l’éducation des enfants et plus particulièrement la place du système d’enseignement dans la formation de l’homme de demain. 

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          Inspirée de la tradition des écoles coraniques et des techniques pédagogiques de l’école moderne,  elle avait mis en place une école préscolaire, dénommée « Maderassat El Irched », pour mettre en évidence ses convictions et sa vision sur l’école de demain, et cela  en collaboration avec  Assia Berkani et hadja Khanssa, au niveau de  la rue de Bâb-El-khouikha. L’ouverture de cette école, en 1990, a provoqué une ruée des parents, lors des inscriptions. Vu l’exigüité de l’endroit, une moyenne de 150 enfants étaient inscrits chaque année. Cette expérience a été félicitée par les parents d’élèves et les directeurs d’école qui ont vu que les enfants qui passaient par cette medersa avait beaucoup d’aptitudes que les autres. Sa réussite a été un exemple pour d’autres associations qui ont suivi le chemin de hadja Fadhila en ouvrant des préscolaires similaires. Aujourd’hui, Blida compte plus de 15 écoles préscolaires qui s’inspirent des programmes de Maderassate el Irched. 

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           Partant du hadith du prophète Mohamed  qui a dit : « Le meilleur des êtres humains est celui qui est au service de l’humanité », Hadja Fadhila vivait au quotidien avec ceux et celles qui souffrent dans le silence.  Ne pouvant accepter que des centaines de milliers de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté dans un pays si riche par ses ressources naturelles, elle s’est proclamée militante pour la bonne cause des pauvres. Elle avait entrepris beaucoup d’actions charitables au sein de son association en collaboration avec ses sœurs adhérentes. Certaines actions s’inscrivent dans la durée (action annuelles) d’autres durant des périodes ponctuelles ou en situations conjoncturelles telles que la distribution des denrées alimentaires et des habits (durant le mois de ramadhan et fêtes religieuses), la formation gratuite des jeunes filles (informatique, langues étrangères, couture, cuisine), l’organisation de cérémonies de circoncision  et de mariage et enfin l’intervention humanitaire en cas de catastrophes naturelles (inondation de Bâb el oued, séisme de Boumerdes). 

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          Ces actions humanitaires ont dépassé le territoire algérien pour venir en aide aux différentes communautés musulmanes. C’est ainsi que des la première intifada du peuple palestinien en 1989 contre l’occupant sioniste, hadja Fadhila avait pris conscience de la nécessité de s’aligner au coté du peuple palestinien dans sa lutte de libération.  Pour cela elle avait organisé des meetings, des conférences débats pour sensibiliser les femmes sur le sort de la femme palestinienne. Elle discutait de la situation qui prévaut là-bas comme si elle venait de venir des lieux. Elle connaît le nom de toutes les villes avec leurs quartiers, les noms des grands martyrs. Son acharnement l’a poussée à organiser une exposition-vente au profit de la cause palestinien. Son souhait majeur était de se rendre en Palestine indépendante est faire une des prières a la mosquée El Aksa aux cotes des femmes palestiniennes. 

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           La guerre religieuse en Bosnie et le massacre des musulmans a Sarajevo et Srebrenica, ne l’avait pas laissée dans l’expectative. Elle avait conscience que sa place doit être parmi eux. C’est ainsi qu’en 1993, en collaboration avec cheikh Bouslimani elle a pu faire le voyage. Elle est restée plus d’un mois aux cotes des femmes et des enfants orphelins. Elle a vu de ses yeux ce génocide par les serbes. De retour au pays elle est devenue l’ambassadrice du peuple bosniaque en Algérie. Là ou elle se rend elle parle de ce génocide avec des photos en main. 

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 Pour conclure hadja Fadhila avait représenté son association El Irshed oua Islah dans plusieurs manifestations internationales en France, en Autriche, en Espagne, aux Etats-Unis, en Egypte, en suisse et en Croatie. Sa mission était de montrer un autre visage de la femme musulmane algérienne capable de mener un combat contre la pauvreté et son exclusion de la vie quotidienne d’une part  et de recadrer le débat sur la vraie place de la femme.

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           Hadja Fadhila était mère d’une famille de 05 enfants (02 garçons et 03 filles) dont un mari qui avait des qualités très exemplaires en l’occurrence El hadj Mohamed Tobal (Allah yarhamou). Ce dernier lui était d’un soutien moral infatigable, là  ou elle avait des déplacements à faire il était toujours a coté d’elle. Sa mort en 2006, après une longue maladie  a provoqué un bouleversement dans  la vie de hadja Fadhila. Cette rude disparition l’a fait sombrée dans une maladie qui lui a causée une perte de mémoire partielle caractérisée.

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