Fin des vancances

Créé par le 02 sept 2007 | Dans : Fait Divers

           C’est la fin des vacances d’été, j’espère  que pour vous ces congés d’été auront été profitables et bénéfiques. 

 

           Ici à Blida les gens sont préoccupés par deux événements : la situation qui prévaut au sein de l’USMB avec le départ du président du club et la rentrée sociale qui s’avère très difficile pour les familles blideennes surtout que cela coïncide avec  la rentrée scolaire des enfants et les préparatifs du mois de ramadhan. 

 

          Je reviendrais un peu plus tard sur ces deux événements.     

Mes vacances a beni hawa

Créé par le 04 août 2007 | Dans : Non classé

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      Chaque année je passe mes vacances avec ma famille a Béni-hawa. C’est un endroit que j’avais connu en 2002 et que je ne peux m’en passer depuis ce temps là. Béni-hawa a le mérite de rassembler  à la fois son paysage  magnifique et son hospitalité. Seulement cette année j’ai été surpris de voir le retard qu’accuse le pont qui se trouve à l’entrée de la ville de Béni-hawa.

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      Selon l’écriteau de la direction des travaux publics de la wilaya de Chlef, la réalisation de ce pont devrait normalement être terminée au mois d’Aout 2006, avec un délai de réalisation de 10 mois. Or nous sommes en mois d’aout 2007 et les travaux de cet ouvrage sont toujours en cours comme le montre les photos que j’avais prises en début de ce mois.  beni051.jpg

      Cet ouvrage est d’une nécessité primordiale pour le développement de la région, surtout que les travaux d’élargissement de la route nationale N 11, qui relie béni-hawa à Ténès vient de s’achever. Il reste seulement le tronçon béni-hawa- Damous pour que les usagers n’aient aucune difficulté à emprunter cette route. 

      Je profite de cette occasion pour inviter les autorités compétentes de se rapprocher de l’entreprise de réalisation en l’occurrence S.E.R.O.R pour comprendre les causes de ce retard et essayer de pallier le plus tôt possible a cette défaillance. 

La canicule á Blida

Créé par le 27 juil 2007 | Dans : Fait Divers, Societe

La canicule s’est installée à Blida en début de cette troisième semaine du mois de Juillet. La température de jour oscille autour de 35 degré. Un soleil de plomb, des difficultés de respiration,  une sensation d’étouffer, et un besoin de se désaltérer est le quotidien des blideens. Ici, la discussion se résume à trouver un refuge naturel pour échapper à cette vague de chaleur. Vue son endroit stratégique, Blida offre plusieurs destinations : 

Le Mont de Chréa : 

A 1500 mètres d’altitude, Chréa est devenue une destination très prisée par les familles blideenes en quête de fraîcheur et de repos. Cette station estivale qui se trouve à 18 km de Blida reste l’endroit le plus convoitée, après les plages, pour les amoureux de la nature et de la randonnée et du calme.

  Chrea 

Avant d’arriver à Chréa , en dépassant la station de BENI-ALI, on trouve sur les bords de la route des voitures et des mobylettes stationnées á l’ombre des châtaigniers et des cèdres centenaires  pour se ressourcer d’oxygène et savourer un moment de répits en visionnant le beau panorama qu’offre la plaine de la Mitidja. Arriver au sommet, trois lieux d’attractions sont  fréquentés pour passer la journée et ne redescendre qu’a une heure tardive de la soirée : le ski club, la placette et bien évidement  et les quatre bancs.

  Beni Ali

 Les gorges de la Chiffa:

Situ ée a 4 km de la ville de Blida en allant vers Médéa, les gorges de la Chiffa disposent aussi d’un paysage magnifique dont la beauté est sublime. Les jeunes fréquentent cet endroit pour prendre une douche fraîche sous les cascades fraîches de l’oued de la Chiffa. La température de l’eau avoisine de 3 degrés ce qui fait le bonheur des blideens en cette période de chaleur. L’endroit est aussi fréquenté par les familles qui ramènent leurs enfants en fin d’après midi pour contempler les singes qui viennent au bord de la route quémander un morceau de pain, des cacahouète ou des fruits.   

Les plages :

Beni Hawa 2 

Plusieurs destinations sont á la porte des jeunes et des familles. Les blideens fréquentent beaucoup les plages de colonel  Abas, Douaouda marine, Tipaza, et toute les plages qui se trouvent après Cherchell.

Beni Hawa 1 

La plage de Béni Hawa attire beaucoup de blideens a tel point qu’on la nomme BLIDA Marine. Beaucoup de familles viennent passer leur mois de vacances dans cette ville en louant des appartements.

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Campagne d’eradication des vendeurs informels

Créé par le 08 juil 2007 | Dans : Non classé

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  Aujourd’hui vers six heures du matin, une campagne d’assainissement a été entreprise par les forces de sécurité en compagnie des agents de la commune de Blida. Elle consistait à mettre fin aux vendeurs informels qui exerçaient leur commerce, depuis plus d’une décennie, sur les espaces publiques des différentes ruelles du centre ville au su et au vu de tout le monde.

 

           Une opération tant attendue par les commerçants, qui avaient engagé, l’année dernière, plusieurs grèves pour alerter les autorités publiques des répercussions néfastes de ce fléau. Cette campagne d’éradication a permis de décongestionner les trottoirs et les routes et plus généralement l’espace publique. Elle a touché la rue du bey, la rue d’Alger et  toutes les ruelles menant au marché européen.    

          D’après nos observations, un soulagement a été perçu chez ces commerçants. Ils  sont tous d’accord pour dire que le secteur informel leur prend leur clientèle et ils considèrent qu’une concurrence injuste, s’est installée en termes de commerce du fait qu’ils payent plus de charges et taxes que les vendeurs informels. 

          Du coté des citoyens, la prolifération des vendeurs informels a des avantages bénéfiques pour les plus démunis. Cela leur permettait un alignement des prix vers le bas. Seulement la non fluidité des espaces publiques, due essentiellement à l’occupation anarchique des ruelles, a provoqué l’émergence des effets néfastes tels que le vol, la vente illicite des stupéfiants et le non respect des passagers…    

Quand aux vendeurs informels leur souhait majeur est d’intégrer le secteur formel et être relocalisés sur un emplacement permanent et durable. En l’absence de cette solution il serait plus équitable que les autorités pensent sérieusement à  organiser des marches ambulants à travers les différents quartiers de la ville afin de permettre à ces revendeurs de continuer à pratiquer un emploi. De cette manière tout le monde trouvera son compte.

Pour la reouverture de la piscine municipale

Créé par le 08 juil 2007 | Dans : Fait Divers

 

          Le journal El-Watan d’aujourd’hui avait publie un l’article intitulé :  » Déficit en structures de vacances à Blida Quand on n’a que la piscine… « . En le lisant, j’avais eu a l’esprit que la piscine municipale a été ré-ouverte pour les jeunes blidéens. Au fond de moi même j’étais très heureux parce que cela m’a rappelé notre jeunesse ou les jeunes avec quelques dinars s’offraient des moments de plaisir et de loisir inoubliables. Je me rappelle de cette piscine avec sa buvette de coin et de ces deux plongeoirs : l’un pour les grands et l’autre pour les amateurs. Même les plus démunis avaient la possibilité d’accéder en faisant le mur qui se trouvait du coté du stade. 

       Ma grande surprise était grande en avançant dans la lecture de ce billet. Il ne s’agissait pas de la même piscine mais plutôt celle du complexe semi-olympique du stade Tchaker de Blida.

       Tout le monde connait le sort de notre chère piscine municipale qui s’est dégradé de jours en jours et que personne n’essaye d’en trouver une solution pour la réhabiliter de nouveau. 

       Alors, je profite de cette occasion pour lancer un appel a tous les concernés de trouver une issue a cette piscine pour qu’elle fera l’année prochaine la joie de nos jeunes. Comme j’invite notre journaliste de faire un article sur son état actuel et de soulever le voile sur cette structure de loisir qui avait fait le bonheur de nos jeunes démunis 

 

 

L’exemple de la ville des Roses où richesse et pauvreté cohabitent est édifiant.

Créé par le 04 juil 2007 | Dans : Societe

La prospérité et l’opulence de l’une des meilleures régions du pays en fertilité terrienne et croissance économique, peuvent-elles endiguer ou, du moins, couvrir la misère et la pauvreté d’une bonne partie de la population? Connus pour leur sens élevé de la dignité et de la patience, beaucoup de gens tombent cependant dans le piège de cette pieuvre qui frappe de plein fouet les plus démunis et les moins couverts socialement.

Si la Mitidja, en général, et la ville des Roses en particulier, sont devenues une «qibla» pour les chercheurs d’opportunités d’investissement et un pôle économique et industriel de premier plan, il n’en demeure pas moins qu’elles attirent également les catégories sociales et les populations rurales des régions environnantes qui y viennent, elles aussi, en quête d’un eldorado et d’une vie meilleure. Toutefois, les désillusions sont à la mesure des espoirs entretenus. Le fossé entre riches et pauvres au lieu de diminuer semble s’élargir faute de prise en charge de cette frange de la société qui semble étrangère dans son propre pays.

Les signes apparents de ce retour inquiétant de la mendicité dans notre quotidien sont nombreux. Bien sûr, il y a les professionnels de la mendicité qui faussent les calculs quant aux vrais nécessiteux. Mais par la multiplicité des actes et des cas qui vous agressent jusque dans votre intimité, il y a de quoi s’interroger quant à l’aggravation de ce phénomène social. La pauvreté ne se manifeste pas uniquement par la mendicité. Il y a les autres corollaires aux effets néfastes que sont les fléaux sociaux, la drogue, le vol et les agressions et tout ce qui empoisonne la vie en société. Toutes ces calamités trouvent un terrain propice à leur développement à Blida en dépit de la lutte, sans merci, que leur livrent les différents services combinés de la gendarmerie et de la police, dans le cadre de la lutte contre la criminalité.

Le discours officiel est connu et la réponse vous sera donnée d’avance, pleine de satisfecit. «Nous connaissons les démunis de chaque commune et de chaque quartier du fait que nous les recensons régulièrement et nous nous efforçons de les prendre en charge dans le cadre du filet social. S’il y a des mendiants, c’est qu’ils viennent des autres wilayas et il nous est difficile de les contrôler», nous indique-t-on volontiers à la direction de la solidarité. Pourtant non loin, et tôt la matinée, une armée de mendiants cadrent les ruelles du centre-ville, formant un contraste choquant. Ils sont les premiers à dresser leurs postes de «travail», en entamant leur récital apitoyant. Ils sont très disciplinés dans leur démarche en se faisant respecter dans «leurs territoires». Mais gare aux dépassements!
Des échanges d’attaques verbales acerbes sont des scènes devenues coutumières et dégénèrent parfois en bagarres acharnées attirant la curiosité des passants. Ce n’est pas fini. Des équipes de mendiants et de délinquants avec de plus en plus d’éléments féminins et jeunes font la randonnée constante des restaurants, cafés et terrasses. Vous ne pouvez siroter une boisson fraîche sans que vous soyez agressés par deux ou trois mendiants qui vous supplient de leur donner de l’argent ou qui s’invitent à partager votre repas.
Le hic est que les patrons des lieux les laissent agir à leur guise et agressent les paisibles clients. Si vous êtes bien habillés et cravatés, vous n’avez pas intérêt à vous montrer en public car vous êtes le premier visé.

Dès que vous stationnez le véhicule et vous vous apprêtez à le quitter, vous êtes déjà repéré et approché sans scrupules. Vous devez payer une première rançon de visite. Mais cela ne vous dispensera pas du reste. Là, la clochardisation devient maîtresse des lieux.
L’autre aspect de la mendicité est celui qui prolifère dans les immeubles, prenant une extension inquiétante. Parfois elle ressort de la criminalité avec violation de domicile, agression, viol et vol. Des cas ont été signalés, notamment à Boufarik et Ouled Yaïch.

Quelles sont les causes et les origines de ce développement de la pauvreté alors qu’on parle de croissance rapide et de prospérité? D’abord, Blida porte les séquelles de la tragédie nationale qui a été marquée par un exode rural sans précédent sans qu’il ne soit traité à temps et convenablement. Ensuite, les économistes et les sociologues vous disent qu’un tel phénomène est prévisible dans une société en pleine mutation.

A lui seul, le Grand Blida est entouré de plusieurs bidonvilles dont la population est estimée à plus de 30.000 personnes, soit plus de 10% de ses habitants. Ils peuplent le bas de l’oued Sidi El Kébir et Bouarfa jusqu’aux confins de la Chiffa. On les aperçoit à perte de vue, installés le long de la voie ferrée au coeur de Blida, au niveau de Sidi Abdelkader.
On a construit, y compris sur le tracé réservé au téléphérique. Rien ne semble stopper la machine et la frénésie de ces constructions anarchiques aux conséquences sociales multiples. Là où il y a anarchie, il y a absence de sécurité.

Il n’y a pas si longtemps, des enseignants de l’université Saâd Dahleb, encore tous joyeux d’avoir bénéficié d’appartements neufs dans une cité périphérique, étaient venus se plaindre de l’installation à proximité de quelques baraques de fortune.

Leurs doléances n’ont pas été entendues. Aujourd’hui, cette université est entourée d’une véritable ceinture de bidonvilles qui empoisonnent cet immense campus.

Paradoxe, il abrite, ces jours-ci, une rencontre sur la pauvreté dans le monde arabe et islamique avec la participation d’éminents chercheurs de grandes universités du Golfe. L’exemple de Blida, où richesse et pauvreté cohabitent, est édifiant.

Smaïl BOUDECHICHE

source : http://www.lexpressiondz.com/article/7/2007-07-03/44282.html

Les jasmins de Blida

Créé par le 30 juin 2007 | Dans : Art et Culture

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          De la famille des oléacées, le Jasminum, appelé jasmin blanc ou jasmin à parfum, est originaire du sud de l’Asie. La floraison blanche a lieu du mois de mai au mois d’octobre.   

          A Blida, la culture du jasmin s’étendait sur une superficie de 90 ha. Sa culture était utilisée essentiellement en parfumerie. Sa transformation qui s’effectuait dans les usines de la Chiffa et de Blida, permettait d’extraire une quantité annuelle, destinée à l’exportation, variant de 8 à 10 quintaux.         

   Nulle maison digne de ce nom ne pouvait se passer de son Jasmin planté a l’entrée ou dans son jardin.     

       Jadis les enfants faisaient sa cueillette tôt le matin, avant le lever du soleil, pour préparer des chapelets pour les vendre. Les garçons se dépêchaient chez les épiciers, les bouchers du coin, les coiffeurs et les jeunes filles aux bains maures. 

          Le jasmin était  aussi utilise comme un déodorant de maison. Les femmes, après avoir finit leurs ménages, décoraient et parfumaient leur lit de chambre et leur salons par du jasmin. Elles aromatisaient aussi l’eau de table par quelques unes de ses pétales pour désaltérer leur soif. 

Merci pour vos visites

Créé par le 29 juin 2007 | Dans : Fait Divers

Merci !

        Ce nouveau site créé au mois de mai 2007 semble susciter de  l’intérêt. Je veux remercier tous ces premiers internautes qu’ils soient de blida, d’Algerie ou du Monde pour leurs visites de ce blog et une mention spéciale à ceux qui m’ont encouragé et qui m’ont laissé leurs commentaires. A ce jour 1710 visiteurs différents sont venus au moins une fois. Je reste à l’écoute de vos avis et suggestions.

Découvrons notre civilisation musulmane

Créé par le 19 juin 2007 | Dans : Art et Culture, Histoire, Science et Recherche

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Deux sites forts intéressants sur l’histoire de la science durant la civilisation musulmane qui m’ont été proposés par un Blideen qui  vit à Dubaï. Je vous les soumets,  peut être que vous trouverez des choses qui vous plaisent. 

http://www.muslimheritage.com 

http://www.1001inventions.com

 j’attends vos réactions

Cheikh Mahfoud NAHNAH et l’activisme politique

Créé par le 19 juin 2007 | Dans : Politique

L’activisme politique de la mouvance islamique a connu ces débuts, de manière officielle, vers la fin des années quatre vingt, suite à la révision de la constitution algérienne. La nouvelle constitution inaugure le multipartisme et facilite l’agrément aux partis islamiques. Trois partis, d’obédience islamique, ont obtenu leur agrément : le F.I.S, HAMAS, et NAHDHA. 

 

Les premières élections municipales et nationales, organisées au début des années quatre vingt dix,  ont détrôné le parti au pouvoir (FLN) pour laisser place au parti islamique (FIS), dirigé par Abassi Madani. Ce parti a pris le contrôle de la moitié des mairies et les deux tiers du parlement algérien (APN en 1991). Il était  donc appeler à prendre le gouvernement. 

 

Seulement, ce raz de marrée électoraliste a provoqué une crise au sein des décideurs algériens qui s’est concrétisé par l’arrêt du processus électoral et la dissolution du parti islamique (FIS). Une politique d’arrestation massive des militants et sympathisants de ce parti a été entreprise par le pouvoir accompagnée par l’ouverture des camps de détention au sud du pays pour les accueillir. 

 

L’arrêt du processus démocratique, par cette démarche trop militariste du tout sécuritaire a été observé comme une forme de provocation menée par le courant nationaliste détenteur du pouvoir contre les militants du FIS. Pour eux il était légitime de « reconquérir leur légitimité octroyée par le peuple », même si cela nécessite le recours à la violence. 

 

Une bipolarisation caractérisée s’est installée en Algérie : Un pole représentant le tout jihad pour reconquérir sa légitimité et l’autre représentant  les gardiens de la république qui avaient comme objectif d’éradiquer cette expérience politique démocratique. 

 

 Seulement ce bras de fer entre les deux tendances avait sombré le pays dans une guerre civile.  Une tragédie meurtrière, marquée par l’assassinat, toutes tendances confondues et de toutes les catégories, d’imams, d’intellectuels, de journalistes, de syndicalistes et d’hommes de cultures, s’est installée mettant les acteurs de la société civile dans l’expectative. 

 

Il fallait donc trouver une solution à cette crise. Une troisième voie était nécessaire pour casser cette bipolarisation de la crise. Autrement dit une issue qui peut concilier entre islam et nationalisme et ramener le pays vers une stabilité politique et économique. 

 

 

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Cheikh Mahfoud Nahnah a pu jouer ce rôle important en ce moment ou tous les courants politiques étaient en sursis. Sa première démarche consistait à sauvegarder les valeurs de l’islam de toute interprétation extrémiste que se soit de la part du pouvoir en place que des groupes armes qui avait appelait a la rébellion. Son mot d’ordre principal était d’arrêter l’hémorragie et préserver le sang des algériens. A chaque occasion qui se présentait a lui, il ne cessait d’aborder la crise algérienne, sa cause, ses intervenants, sa répercussion sur le futur et les solutions proposées pour l’arrêter. 

 

 Il a pu en présence de plusieurs personnalités religieuses, nationales et internationales, proposer des solutions de réconciliation dans lesquelles  les partis en conflits puissent négocier. Il a invité l’ensemble des forces vives de la nation  » aux islamistes armés qui auraient déposé leurs armes, aux membres du FIS et à tous les patriotes sincères «  à un débat ouvert. Malgré ce rôle de réconciliateur et médiateur qui lui a coûté la vie à plusieurs membres actifs de son parti dont cheikh Mohamed Bouslimani, Cheikh Mahfoud Nahnah était resté toujours ferme sur ses positions. Sa constance, son courage et ses convictions avaient  fait de lui une personnalité incontournable ; Il ne s’etait jamais vengé pour sa personne, même quand les langues et les mains coupables et malheureuses se sont prises à lui par le mal, le mensonge et la calomnie il avait refusé même que quiconque de ses compagnons leur réponde, et avait préféré la voie de la patience, l’endurance et le pardon. 

 

Son patriotisme l’avait toujours guidé vers le principe que la solution de la crise doit être algérienne. Il s’était opposé radicalement à toutes formes d’internationalisation du conflit. Son refus catégorique de la plate forme de Rome, élaborée  par les partis politiques FLN, FFS.FIS, NAHDA et PT, l’a mis au devant de la scène politique comme étant un homme Islamo-Nationaliste. 

 

Beaucoup de chercheurs et politologues avaient jugé sa démarche  comme une forme de réinsertion des islamistes, par la grande porte, dans le champ politique algérienne. En effet, lors de l’élection présidentielle en 1995,  cheikh Nahnah a raflé la majorité des voix des électeurs, mais les résultats officiels ont proclamé un score de 25% en faveur du candidat du parti islamique HAMAS. Malgré cette fraude électorale contestée pas la classe politique, il n’en demeure pas moins que cheikh Mahfoud était resté  serein, lucide et vigilant. Il avait appelé ses électeurs au calme et de mener un combat pacifique pour une démocratie légitime. Depuis ce jours la tout le monde l’appelait monsieur le président de la république. 

 

Le même scénario se répète lors des élections législatives en 1997 ou malgré le maintien de la fraude, son parti politique a pu récolter 71 sièges. Les résultats officieux leur attribuaient un score de 159 députés. 

 

Son dernier contact avec la vie politique était lors des élections présidentielles de 1999. il avait émis le vœux de se présenter une deuxième fois comme candidat, mais les décideurs lui ont refuse son dossier de candidature de peur qu’il sera plébiscité par les électeurs au poste de président comme celle de 1995. 

 

Quelles leçons doivent-ont tirées de son expérience politique ? 

 

1.      Le jeu démocratique est une voie incontournable chez  notre cher regrette Mahfoud Nahnah.  Ses convictions démocratiques ne sont pas dictées par une démarche pragmatique et temporaire mais par une adhésion sans réserve à ce processus comme forme de changement et d’alternance, malgré ses défaillances et ses limites 

 

2.      Sa participation au jeu démocratique, a fait de lui un homme de changement  et d’alternative à la dichotomie des idéaux de gauche ou de droite. Il a su construire une troisième voie capable de compenser les faiblesses manifestées des formes plus séculières du nationalisme, du capitalisme et du socialisme. 

 

3.      Sa démarche politique s’inscrit dans un processus de renouveau graduel, refusant tout changement radical par la force. Son engagement politique repose sur deux piliers essentiels et éminents : La transparence et la moralité de la vie publique. Il considère qu’une bonne gouvernance est tributaire d’une transition politique basée sur ces deux facteurs et que l’absence de contrôle sur le pouvoir exécutif, dû à la faiblesse du pouvoir législatif et la nature dépendante du pouvoir judicaire, a provoqué  une culture d’ombre dans la gestion des finances publiques. Ce qui a engendré l’émanation de plusieurs fléaux qui ont gangrené les économies de ces états tels que la corruption, les détournements de fonds, l’abus de pouvoir, l’obtention illégales d’intérêts, le favoritisme, la falsification, l’exploitation illégale des biens publics,…. 

 

 

4.      Cheikh Mahfoud Nahnah a su développer un discours politique franc et transparent pour sensibiliser la société autour de ses convictions. Des tables rondes, des meetings, des rencontres sont organisés avec les militants et les citoyens de toutes les couches sociales pour élargir le rang des adeptes pour une SOCIETE DE VALEURS. Forte de sa capacité de dialoguer avec la population, il s’est vu, par rapport aux autres tendances politiques, habiliter à porter le flambeau du travail de proximité pour un état de droit et une société de valeurs. Sa force réside à  sa patience à rester toujours à l’écoute du citoyen et  de répondre sans ambigu à ses  attentes. 

 

5.      Convaincu de sa mission noble, il a su aussi générer un discours rassembleur en conciliant Islam et Nationalisme. il estime que beaucoup de points communs relient ces deux tendances et qu’il y a beaucoup plus de convergences que de divergences de vues entre elles.  Cette nouvelle forme de discours islamo-nationaliste lui a permis progressivement de se positionner sur l’échiquier politique où il occupe une place toujours plus prépondérante, comme une personnalité que l’on ne pourrait ignorer ou contourner sur le plan national. Il a pu avec le temps, constituer des alliances politiques solides avec différentes tendances politiques. Ces alliances politiques ont malheureusement suscité beaucoup d’hostilités chez les courants ou organisations dites démocratiques ou autres courants se réclamant du camp des laïcos-démocratiques. Ces derniers continuent toujours à nourrir des soupçons à l’égard  de la motivation et de la sincérité envers son parti en invoquant sa vision soi-disant obscurantiste, moyenâgeuse ou intolérante comme prétexte à leur propre refus intolérant d’engager une véritable discussion politique avec eux. Cette vision un peu trop uniformiste n’a fait qu’accélérer leur retraite anticipée de la scène politique où la population les a rejetées. Aujourd’hui, avec les effets néfastes de la mondialisation, il serait plus judicieux  de se réunir autour d’un projet ou un ensemble de dossiers que de se réfracter idéologiquement. 

 

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