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Portrait d’une femme exemplaire

Créé par le 06 oct 2007 | Dans : Religion

          Beaucoup de personnalités ont marqué l’histoire de la ville de Blida, sans pour autant être connu par les medias. Aujourd’hui j’essaierai de mettre en lumière une femme généreuse d’une force infatigable et  d’un dynamisme très fort. Elle a sillonné toute les villes d’Algérie et quelques villes étrangères en prêchant la bonne parole et en venant en aide aux femmes en détresse. Sa source d’énergie est issue principalement de sa foi, sa culture arabo-musulmane et ses convictions humanitaires. Sa sagesse, sa bonté, sa maitrise des langues étrangères, sa simplicité et son engagement pour la cause humanitaire ont fait d’elle une femme exemplaire et très respectée au sein de la société  Blideenne. Ses activités charitables  envers les orphelins, les veuves, les malheureux, les handicapés, les victimes du terrorisme, tant sur le plan national et international, l’ont plébiscité au rang de femme transnationale. Sa dernière action, avant de plonger dans une longue maladie qui l’a astreinte à rester chez elle, est la fondation d’une structure caritative dénommée « les femmes de charité », en collaboration avec une cinquantaine de femmes de différents niveaux socioprofessionnels. Sa mission principale était de collecter des dons et de les mettre au profit des femmes ou qui sont et où qu’elles sont.

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          Cette talentueuse femme n’est autre que madame Toubal Fadhila « el Morchida toubal », connue par son grain de beauté sur son visage. Toutes les familles la connaissent par sa présence dans les cérémonies familiales que se soit des cérémonies de baptême, de mariage, de fiançailles ou de décès pour inculquer aux présents les valeurs fondamentales de la vie, dans le respect de la tradition musulmane. Elle était très sollicitée et sa notoriété tient au fait que son personnage est parvenu à occuper une position dominante dans deux champs différents : celui de la religion et celui de la solidarité. 

  

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          Elle est née le 21/11/45 à Blida, issue d’une famille très conservatrice. Son père Bouchlaghem Benyoucef était un adepte de l’association des oulémas. Il était considéré comme un proche de cheikh El Okbi. Sa fonction d’entrepreneur en construction lui a permis d’aider à la construction de plusieurs mosquées et écoles de l’association. Son amour pour la langue arabe et l’Islam ont fait de lui un militant de la cause nationale. Il a participé à la révolution algérienne aux cotés de ses frères et ce jusqu’à l’indépendance en qualité de moussabil. Si Benyoucef a eu 04 enfants dont Fadhila. 

          Fadhila est née a Sidi Yakoub, ses voisins étaient tous des français (la famille Peres et Moulet) ce qui lui a permis de maitriser la langue française. Mais vu l’ancrage religieux de son père, Fadhila a fréquenté l’école privée El Irsched qui appartenait au mouvement nationaliste PPA et qui se trouve  à  la rue du bey. Elle avait fait classe avec cheikh Mahfoud NAHNAH, cheikh Bouslimani, Assia Berkani et d’autres. Parmi ces enseignants il y avait cheikh Esaoudi, Mahfoudhi, M. Gouami et Kadira mahfoudhi nee bendali 

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          Elle était très brillante à l’école, elle aimait la littérature et le théâtre. A son jeune âge elle avait écrits beaucoup de pièces théâtrales dont les sujets relatent sur le patriotisme et  le colonialisme. Elle avait même  participé à beaucoup de manifestations, en l’occurrence celle du 11 décembre 1961,  contre le colonialisme en compagnie d’autres filles de son âge.   

          A 18 ans elle avait commencé à enseigner la langue arabe dans une école a Oued Alleug, tout en suivant des cours de formation d’enseignement général. Son amour pour l’éducation et l’enseignement ont fait d’elle une femme très aimée et très respectée dans son entourage professionnel. Son sérieux et son dévouement à son métier lui ont permis d’être très vite titularisée à son poste. Elle a aussi enseigné respectivement à l’école des halles qui se trouve à coté de la mosquée El Badr puis à l’école de la fontaine ou elle a pris sa retraite à l’âge de 55 ans, après trente deux ans  de service. 

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          Tous ce parcours professionnel ne l’a pas empêchée à mener des activités religieuses, éducatives, sociales et humanitaires au sein de la société civile. Dés son jeune âge hadja Fadhila faisait des halakates au niveau de plusieurs mosquées de la ville de Blida telles qu’El Arkam, El kawther, Errahmane, Hamza et  Sadek Benarbia, en collaboration avec ses sœurs morchidates et cela tous les lundis, jeudis et vendredis. Ces halakates étaient un lieu de rencontre, de compassion et de dévotion ou les femmes venaient apprendre la pratique de la religion.  En 1982, elle avait pris en charge la formation d’une troupe artistique estudiantine spécialisée dans la  chorale islamique et de théâtre pour  animer les fêtes de mariage et les soirées religieuses. C’était une première dans la ville de Blida. 

           Avec l’ouverture du champ associatif qui était du domaine privé de l’état et la constitution de l’association nationale EL Irched Oua Islah en 1989, elle avait accepté avec ferveur la proposition qui lui a été faite par cheikh Mahfoud Nahnah et cheikh Bouslimani d’organiser la section femme.  Fière de cette mission elle avait pris son bâton de pèlerin pour sensibiliser la femme algérienne  à adhérer à l’association. Après une année de sa fondation l’association avait des sections femmes à travers toutes les wilayas du pays, et hadja Fadhila était désignée, membre du bureau national, responsable de cette section. Cette entité juridique lui a permis de redoubler plus d’efforts pour être au service de la famille algérienne. C’est ainsi qu’elle a organisé des tables rondes sur des sujets relevant de la société et de la famille tels que le code de la famille, le sort des femmes opprimées, l’éducation des enfants et plus particulièrement la place du système d’enseignement dans la formation de l’homme de demain. 

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          Inspirée de la tradition des écoles coraniques et des techniques pédagogiques de l’école moderne,  elle avait mis en place une école préscolaire, dénommée « Maderassat El Irched », pour mettre en évidence ses convictions et sa vision sur l’école de demain, et cela  en collaboration avec  Assia Berkani et hadja Khanssa, au niveau de  la rue de Bâb-El-khouikha. L’ouverture de cette école, en 1990, a provoqué une ruée des parents, lors des inscriptions. Vu l’exigüité de l’endroit, une moyenne de 150 enfants étaient inscrits chaque année. Cette expérience a été félicitée par les parents d’élèves et les directeurs d’école qui ont vu que les enfants qui passaient par cette medersa avait beaucoup d’aptitudes que les autres. Sa réussite a été un exemple pour d’autres associations qui ont suivi le chemin de hadja Fadhila en ouvrant des préscolaires similaires. Aujourd’hui, Blida compte plus de 15 écoles préscolaires qui s’inspirent des programmes de Maderassate el Irched. 

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           Partant du hadith du prophète Mohamed  qui a dit : « Le meilleur des êtres humains est celui qui est au service de l’humanité », Hadja Fadhila vivait au quotidien avec ceux et celles qui souffrent dans le silence.  Ne pouvant accepter que des centaines de milliers de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté dans un pays si riche par ses ressources naturelles, elle s’est proclamée militante pour la bonne cause des pauvres. Elle avait entrepris beaucoup d’actions charitables au sein de son association en collaboration avec ses sœurs adhérentes. Certaines actions s’inscrivent dans la durée (action annuelles) d’autres durant des périodes ponctuelles ou en situations conjoncturelles telles que la distribution des denrées alimentaires et des habits (durant le mois de ramadhan et fêtes religieuses), la formation gratuite des jeunes filles (informatique, langues étrangères, couture, cuisine), l’organisation de cérémonies de circoncision  et de mariage et enfin l’intervention humanitaire en cas de catastrophes naturelles (inondation de Bâb el oued, séisme de Boumerdes). 

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          Ces actions humanitaires ont dépassé le territoire algérien pour venir en aide aux différentes communautés musulmanes. C’est ainsi que des la première intifada du peuple palestinien en 1989 contre l’occupant sioniste, hadja Fadhila avait pris conscience de la nécessité de s’aligner au coté du peuple palestinien dans sa lutte de libération.  Pour cela elle avait organisé des meetings, des conférences débats pour sensibiliser les femmes sur le sort de la femme palestinienne. Elle discutait de la situation qui prévaut là-bas comme si elle venait de venir des lieux. Elle connaît le nom de toutes les villes avec leurs quartiers, les noms des grands martyrs. Son acharnement l’a poussée à organiser une exposition-vente au profit de la cause palestinien. Son souhait majeur était de se rendre en Palestine indépendante est faire une des prières a la mosquée El Aksa aux cotes des femmes palestiniennes. 

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           La guerre religieuse en Bosnie et le massacre des musulmans a Sarajevo et Srebrenica, ne l’avait pas laissée dans l’expectative. Elle avait conscience que sa place doit être parmi eux. C’est ainsi qu’en 1993, en collaboration avec cheikh Bouslimani elle a pu faire le voyage. Elle est restée plus d’un mois aux cotes des femmes et des enfants orphelins. Elle a vu de ses yeux ce génocide par les serbes. De retour au pays elle est devenue l’ambassadrice du peuple bosniaque en Algérie. Là ou elle se rend elle parle de ce génocide avec des photos en main. 

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 Pour conclure hadja Fadhila avait représenté son association El Irshed oua Islah dans plusieurs manifestations internationales en France, en Autriche, en Espagne, aux Etats-Unis, en Egypte, en suisse et en Croatie. Sa mission était de montrer un autre visage de la femme musulmane algérienne capable de mener un combat contre la pauvreté et son exclusion de la vie quotidienne d’une part  et de recadrer le débat sur la vraie place de la femme.

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           Hadja Fadhila était mère d’une famille de 05 enfants (02 garçons et 03 filles) dont un mari qui avait des qualités très exemplaires en l’occurrence El hadj Mohamed Tobal (Allah yarhamou). Ce dernier lui était d’un soutien moral infatigable, là  ou elle avait des déplacements à faire il était toujours a coté d’elle. Sa mort en 2006, après une longue maladie  a provoqué un bouleversement dans  la vie de hadja Fadhila. Cette rude disparition l’a fait sombrée dans une maladie qui lui a causée une perte de mémoire partielle caractérisée.

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Cheikh Mahfoud NAHNAH et l’activisme politique

Créé par le 19 juin 2007 | Dans : Politique

L’activisme politique de la mouvance islamique a connu ces débuts, de manière officielle, vers la fin des années quatre vingt, suite à la révision de la constitution algérienne. La nouvelle constitution inaugure le multipartisme et facilite l’agrément aux partis islamiques. Trois partis, d’obédience islamique, ont obtenu leur agrément : le F.I.S, HAMAS, et NAHDHA. 

 

Les premières élections municipales et nationales, organisées au début des années quatre vingt dix,  ont détrôné le parti au pouvoir (FLN) pour laisser place au parti islamique (FIS), dirigé par Abassi Madani. Ce parti a pris le contrôle de la moitié des mairies et les deux tiers du parlement algérien (APN en 1991). Il était  donc appeler à prendre le gouvernement. 

 

Seulement, ce raz de marrée électoraliste a provoqué une crise au sein des décideurs algériens qui s’est concrétisé par l’arrêt du processus électoral et la dissolution du parti islamique (FIS). Une politique d’arrestation massive des militants et sympathisants de ce parti a été entreprise par le pouvoir accompagnée par l’ouverture des camps de détention au sud du pays pour les accueillir. 

 

L’arrêt du processus démocratique, par cette démarche trop militariste du tout sécuritaire a été observé comme une forme de provocation menée par le courant nationaliste détenteur du pouvoir contre les militants du FIS. Pour eux il était légitime de « reconquérir leur légitimité octroyée par le peuple », même si cela nécessite le recours à la violence. 

 

Une bipolarisation caractérisée s’est installée en Algérie : Un pole représentant le tout jihad pour reconquérir sa légitimité et l’autre représentant  les gardiens de la république qui avaient comme objectif d’éradiquer cette expérience politique démocratique. 

 

 Seulement ce bras de fer entre les deux tendances avait sombré le pays dans une guerre civile.  Une tragédie meurtrière, marquée par l’assassinat, toutes tendances confondues et de toutes les catégories, d’imams, d’intellectuels, de journalistes, de syndicalistes et d’hommes de cultures, s’est installée mettant les acteurs de la société civile dans l’expectative. 

 

Il fallait donc trouver une solution à cette crise. Une troisième voie était nécessaire pour casser cette bipolarisation de la crise. Autrement dit une issue qui peut concilier entre islam et nationalisme et ramener le pays vers une stabilité politique et économique. 

 

 

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Cheikh Mahfoud Nahnah a pu jouer ce rôle important en ce moment ou tous les courants politiques étaient en sursis. Sa première démarche consistait à sauvegarder les valeurs de l’islam de toute interprétation extrémiste que se soit de la part du pouvoir en place que des groupes armes qui avait appelait a la rébellion. Son mot d’ordre principal était d’arrêter l’hémorragie et préserver le sang des algériens. A chaque occasion qui se présentait a lui, il ne cessait d’aborder la crise algérienne, sa cause, ses intervenants, sa répercussion sur le futur et les solutions proposées pour l’arrêter. 

 

 Il a pu en présence de plusieurs personnalités religieuses, nationales et internationales, proposer des solutions de réconciliation dans lesquelles  les partis en conflits puissent négocier. Il a invité l’ensemble des forces vives de la nation  » aux islamistes armés qui auraient déposé leurs armes, aux membres du FIS et à tous les patriotes sincères «  à un débat ouvert. Malgré ce rôle de réconciliateur et médiateur qui lui a coûté la vie à plusieurs membres actifs de son parti dont cheikh Mohamed Bouslimani, Cheikh Mahfoud Nahnah était resté toujours ferme sur ses positions. Sa constance, son courage et ses convictions avaient  fait de lui une personnalité incontournable ; Il ne s’etait jamais vengé pour sa personne, même quand les langues et les mains coupables et malheureuses se sont prises à lui par le mal, le mensonge et la calomnie il avait refusé même que quiconque de ses compagnons leur réponde, et avait préféré la voie de la patience, l’endurance et le pardon. 

 

Son patriotisme l’avait toujours guidé vers le principe que la solution de la crise doit être algérienne. Il s’était opposé radicalement à toutes formes d’internationalisation du conflit. Son refus catégorique de la plate forme de Rome, élaborée  par les partis politiques FLN, FFS.FIS, NAHDA et PT, l’a mis au devant de la scène politique comme étant un homme Islamo-Nationaliste. 

 

Beaucoup de chercheurs et politologues avaient jugé sa démarche  comme une forme de réinsertion des islamistes, par la grande porte, dans le champ politique algérienne. En effet, lors de l’élection présidentielle en 1995,  cheikh Nahnah a raflé la majorité des voix des électeurs, mais les résultats officiels ont proclamé un score de 25% en faveur du candidat du parti islamique HAMAS. Malgré cette fraude électorale contestée pas la classe politique, il n’en demeure pas moins que cheikh Mahfoud était resté  serein, lucide et vigilant. Il avait appelé ses électeurs au calme et de mener un combat pacifique pour une démocratie légitime. Depuis ce jours la tout le monde l’appelait monsieur le président de la république. 

 

Le même scénario se répète lors des élections législatives en 1997 ou malgré le maintien de la fraude, son parti politique a pu récolter 71 sièges. Les résultats officieux leur attribuaient un score de 159 députés. 

 

Son dernier contact avec la vie politique était lors des élections présidentielles de 1999. il avait émis le vœux de se présenter une deuxième fois comme candidat, mais les décideurs lui ont refuse son dossier de candidature de peur qu’il sera plébiscité par les électeurs au poste de président comme celle de 1995. 

 

Quelles leçons doivent-ont tirées de son expérience politique ? 

 

1.      Le jeu démocratique est une voie incontournable chez  notre cher regrette Mahfoud Nahnah.  Ses convictions démocratiques ne sont pas dictées par une démarche pragmatique et temporaire mais par une adhésion sans réserve à ce processus comme forme de changement et d’alternance, malgré ses défaillances et ses limites 

 

2.      Sa participation au jeu démocratique, a fait de lui un homme de changement  et d’alternative à la dichotomie des idéaux de gauche ou de droite. Il a su construire une troisième voie capable de compenser les faiblesses manifestées des formes plus séculières du nationalisme, du capitalisme et du socialisme. 

 

3.      Sa démarche politique s’inscrit dans un processus de renouveau graduel, refusant tout changement radical par la force. Son engagement politique repose sur deux piliers essentiels et éminents : La transparence et la moralité de la vie publique. Il considère qu’une bonne gouvernance est tributaire d’une transition politique basée sur ces deux facteurs et que l’absence de contrôle sur le pouvoir exécutif, dû à la faiblesse du pouvoir législatif et la nature dépendante du pouvoir judicaire, a provoqué  une culture d’ombre dans la gestion des finances publiques. Ce qui a engendré l’émanation de plusieurs fléaux qui ont gangrené les économies de ces états tels que la corruption, les détournements de fonds, l’abus de pouvoir, l’obtention illégales d’intérêts, le favoritisme, la falsification, l’exploitation illégale des biens publics,…. 

 

 

4.      Cheikh Mahfoud Nahnah a su développer un discours politique franc et transparent pour sensibiliser la société autour de ses convictions. Des tables rondes, des meetings, des rencontres sont organisés avec les militants et les citoyens de toutes les couches sociales pour élargir le rang des adeptes pour une SOCIETE DE VALEURS. Forte de sa capacité de dialoguer avec la population, il s’est vu, par rapport aux autres tendances politiques, habiliter à porter le flambeau du travail de proximité pour un état de droit et une société de valeurs. Sa force réside à  sa patience à rester toujours à l’écoute du citoyen et  de répondre sans ambigu à ses  attentes. 

 

5.      Convaincu de sa mission noble, il a su aussi générer un discours rassembleur en conciliant Islam et Nationalisme. il estime que beaucoup de points communs relient ces deux tendances et qu’il y a beaucoup plus de convergences que de divergences de vues entre elles.  Cette nouvelle forme de discours islamo-nationaliste lui a permis progressivement de se positionner sur l’échiquier politique où il occupe une place toujours plus prépondérante, comme une personnalité que l’on ne pourrait ignorer ou contourner sur le plan national. Il a pu avec le temps, constituer des alliances politiques solides avec différentes tendances politiques. Ces alliances politiques ont malheureusement suscité beaucoup d’hostilités chez les courants ou organisations dites démocratiques ou autres courants se réclamant du camp des laïcos-démocratiques. Ces derniers continuent toujours à nourrir des soupçons à l’égard  de la motivation et de la sincérité envers son parti en invoquant sa vision soi-disant obscurantiste, moyenâgeuse ou intolérante comme prétexte à leur propre refus intolérant d’engager une véritable discussion politique avec eux. Cette vision un peu trop uniformiste n’a fait qu’accélérer leur retraite anticipée de la scène politique où la population les a rejetées. Aujourd’hui, avec les effets néfastes de la mondialisation, il serait plus judicieux  de se réunir autour d’un projet ou un ensemble de dossiers que de se réfracter idéologiquement. 

 

Témoignage d’un des anciens élèves du cheikh NAHNAH

Créé par le 17 juin 2007 | Dans : Nostalgie

Essalamou Aleykoum


Cela fait déjà quatre ans qu’on a perdu en la personne de Cheikh Mahfoudh NAHNAH une figure emblématique de notre chère ville (Allah yarhmou w’yarhoum koul el-mou’minine,Amine).
Comme le temps passe vite et que la vie est courte.

J’ai evidement connu notre Cheikh il ya plus de 40 ans. Il demarrait sa vie de Professeur d’Arabe. Il avait la vingtaine ou un peu plus. J’ai eu la chance, le privilège et l’honneur d’être son élève au collège Ben-Boulaîd (Montpensier à l’époque). J’étais en classe de 5ème ou 4ème en 1965 /1966.

J’ai le souvenir d’un homme Charismatique, d’une grande probité et de droiture. C’était un homme qui adorait Dieu et qui préchait la bonne Parole. Il aimait trop la justice et n’hésitait pas à braver les interdits pour fustiger le pouvoir totalitaire qu’on avait à l’époque. Il prônait la liberté d’expression et le respect de la personne humaine. Il avait une voix à la fois chaude, suave et douce qu’on pouvait écouter des heures durant sans nous lasser. Il a enseigné par la suite au lyçée El-Feth et a eu comme élève celle qui est devenue mon épouse. Elle m’a raconté que c’est Cheikh Mahfoudh Nanah qui lui a appris la prière,qu’elle pratique toujours et régulièrement depuis cette époque jusqu’à aujourd’hui. Avec lui j’ai appris plusieurs versets du Coran ainsi que la droiture et la modestie comme celle qui le caractérisait.

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 Le destin a failli nous faire rencontrer trente ans plus tard en France, à Chateau Chinon dans le Morvan. J’avais appris qu’il faisait parti du corps enseignants de l’Institut Européen des Siences Humaines ( la première Université des sciences Islamiques d’Europe, inaugurée en 1992). Malheureusement le jours ou j’y étais, il ne s’y trouvait pas. Le destin n’a pas voulu que l’on se re-croise. Qu’à cela ne tiennes!
Je garde de notre Cheikh le souvenir d’un grand Homme, une grande figure de l’islam moderne et ouvert sur le monde et d’un savant qui a marqué son époque. Il a transmis son savoir et sa connaissance à toute une génération. J’éspère que son association qu’il a transformé en partie (pour les besoins de la cause) pérdure son oeuvre et son travail dans le même esprit qu’il a initié.
A son évocation, je le pleure une fois, car c’était un vrai grand frère, au sens noble du mot.
En france certains hommes politiques et les médias le surnommait: Cheikh Alpaga, en référence à son élégance vestimentaire, parsqu’il aimait portait de beaux costumes, à l’inverse des Cheikhs du moyen Orient. C’était flatteur et il le méritait tant.
Allah yarhmou encore une fois
Djamel de france
wa salamou alekoum

Hommage a cheikh Mahfoud NAHNAH

Créé par le 17 juin 2007 | Dans : Nostalgie

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                  cheikh mahfoud nahnah toujous souriant

 Le 19 juin 2003, Blida a perdu un de ses valeureux enfants : Sheikh Mahfoud NAHNAH. Il était un des symboles de la réconciliation nationale. Son dévouement à la nation, son attachement aux valeurs de la république, son adhésion profonde à la culture arabo-islamique ont fait de lui un exemple pour les générations futures.    

          Son nom a surpassé les murs de la ville de la Blida. Il est connu à travers le monde par sa capacité de dialoguer, de convaincre, de prêcher la bonne parole et son courage exemplaire de dénoncer le terrorisme au moment ou plusieurs personnalités religieuses et politiques ont choisi le chemin du silence ce qui lui a coûté la mort de son plus cher ami d’enfance cheikh Mohamed Bouslimani, tué par un groupe terroriste le 26 janvier1994.  

           Ses thèses les plus soutenues étaient la choura (consultation), la démocratie, le développement, la tolérance, le respect mutuel, le respect des droits de l’homme, la participation de la femme dans les divers domaines de la vie, le respect des droits des minorités, le dialogue des civilisations, le respect des libertés individuelles et fondamentales, la modération et la pondération.    0000320715002.jpg   

  Le cheikh Mahfoud Nahnah est né le 27 Janvier 1942 à Blida (à 50 Km d’Alger), il appartenait à une famille pieuse, qui etait caractérisée par son attachement à la civilisation arabo-islamique, il avait appris le coran dés son jeune âge. Il avait fait ses premiers enseignements à l’école El-irched de Blida qui appartenait au mouvement nationaliste du PPA. Il n’avait jamais connu l’école française parce que son père (Allah yarhmou) tenait à tout prix que son fils soit imprégné de la culture arabo-musulmane, sous la houlette de grands savants et professeurs respectés de l’époque, tels que cheikh Mahfoudhi, cheikh Saoudi, cheikh Benameur,…. pour ne citer que cela.  

    

       Dés son jeune âge, il avait participé à la guerre de libération algérienne, en qualité de moussabil. Il était en relation avec tous les chefs de la région de Blida tels que Ahmed el blidi, Sid-Ahmed yekhlef, Maamar djaguaguene et les autres. Il était considéré  comme leur homme de confiance et ce jusqu’à l’indépendance en 1962. Il avait participé à toutes les manifestations populaires aux côtés des martyres des événements.        

 A l‘indépendance, cheikh a choisi la profession d’éducateur. Il avait occupé la fonction d’instituteur, puis directeur d’école, jusqu’en 19966 ou il avait rejoint les bancs de l’université d’Alger pour préparer une licence de littérature arabe qu’il avait obtenu en 1970.           

   Il avait commencé son activité de prédication à la mosquée de hanafi de Blida ou il tenait une « halka » une fois par semaine et  qui regroupait que des  jeunes universitaires de l’époque en campagnie de son cher ami d’enfance cheikh Mohamed Bouslimani. Ses connaissances sur les principes de l’islam et sa maitrise parfaite  de la langue arabe ont fait de lui un homme de religion. On fait appel à lui dans toutes les mosquées de la ville de Blida et d’Alger. Tout le monde aimait écouter ses prédications. Son slogan était que l’islam est un mode de vie et non pas seulement une pratique musulmane. Il prônait un islam issu de la pensée des grands penseurs de l’époque tels que cheikh Hassan el Benna, cheikh El Ghazali, cheikh El Mawdoudi, cheikh el Quaradhaoui, et ainsi de suite.  

        A la fac centrale, il a pu en collaboration avec ses frères ouvrir une mosquée pour les étudiants, il etait celui qui avait dirigé la première prière du Vendredi dans cette Mosquée ; douze personnes avaient assisté à cette première prière parmi eux, le Martyre Bouslimani, Abdelwahab Benhamouda, Malek Bennabi… 

 En 1975 il s’était opposé au régime socialiste de Boumediene. Il était convaincu que ce choix sociopolitique ne s’accomodait pas avec les principes du peuple algérien arabe et musulman. De ce fait,  Il s’était opposé radicalement au vote sur la charte nationale de 1975 qui voulait l’imposition du système socialiste (communiste) par la force, ce qui lui avait coûte la prison de ferme de 15 ans.  Il a été libéré en novembre 1980, après  avoir endurée une peine de 05 ans.      

     Son emprisonnement a fait de lui un symbole de l’opposition. A sa sortie de prison une foule de gens sont venus le voir à sa maison. J’étais de ceux qui ont fait ce déplacement. je peux attester que c’était une fête dans le quartier. Des gens venaient de partout pour le voir ; de Tébessa, de Tlemcen, de Tamanrasset et de Tizi-Ouzou, parmi eux des hommes, des femmes, des étudiants, des professeurs et des moudjahidines.      

      Son premier prêche l’avait fait  à la mosquée d’El Badr de Blida en présence d’une foule nombreuse. Son message était simple l’islam est la solution a tous nos problèmes.  Et depuis ce temps le cheikh s’est consacre à donner des conférences  sur le devenir de l’islam, il a participé à plusieurs congrès et colloques internationaux en Europe, Amérique, Asie et en Afrique, qui concernent les questions liées à l’Islam, l’Occident, les droits de l’homme etla Démocratie. Ce qui lui a permis de rencontrer des leaders et des grands responsables en France, Espagne, Suède, Etats Unis d’Amériques, Allemagne, Grande Bretagne, Italie, Syrie, Jordanie, Arabie Saoudite, Soudan, Qatar, Koweït, Maroc, Libye… etc          

 Durant tout son parcours de prédicateur, il avait dénoncé la violence et le terrorisme et toute forme d’extrémisme dans la religion, il considérait l’extrémisme comme concept étranger à l’Islam et aux Musulmans. Il a consacré tout son parcours islamique, depuis plus de trois décennies, pour défendre la vraie confession et les valeurs de la pondération et du juste milieu. Il avait  aussi des positions claires envers le socialisme, le chauvinisme, le sionisme, la laïcité,  la cause Palestinienne et celle de l’Afghanistan.  

           Cheikh Mahfoud est mort le 19 juin 2003 après une longue maladie, dans sa demeure.il fut enterré au cimetière d’El Alia (Alger)  en présence de centaines de milliers de personnes qui sont venus lui rendre un dernier hommage.   0000320715005.jpg        allah yarhmek ya cheikh mahfoud  

Les préparatifs du deuxième mariage collectif à Blida s’annoncent mieux.

Créé par le 12 juin 2007 | Dans : Societe

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    Apres avoir aidé 40 couples à se marier l’année dernière, l’association de bienfaisance « el irchad oua islah » de la ville de Blida, fondée par les défunts cheikh Mahfoud Nahnah et cheikh Mohamed bouslimani, s’est fixée comme objectif de marier, cette année,  61 nécessiteux.       

     Ce mariage collectif est devenu une coutume au sein de cette association. Son objectif à travers ce projet social est de permettre à ceux qui n’ont pas les moyens de fonder un foyer de se présenter au niveau du siège de l’association pour bénéficier d’une aide très conséquente.  Cette aide se résume en deux phases comme-ci : 

 -          la première phase qui aura lieu le 16 juin consiste à une donation d’une chambre à coucher avec tout son confort et un costume pour le marier. La mariée bénéficiera aussi d’une bague, d’un coffret de parfum, et d’un soulier.

   -          La deuxième phase aura lieu le 04 juillet 2007, elle consistera à fêter le mariage, ou plus de 3000 personnes seront  conviées à un couscous offert par l’association.            Notons que les bénéficiaires de ce mariage sont choisis sur la base d’une présentation d’un dossier de candidature auprès de l’association et d’une enquête faite par la commission de préparation pour sélectionner les plus nécessiteux.  Grand bravo a la commission de preparation.  

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